
Entretien avec Françoise Schepmans, Députée et Première Echevine
Nom et prénom : Françoise Schepmans
Age : 49 ans
Etat civil : une fois mariée et maman de Barbara (19 ans) et d’Antoine (14 ans)
Contact: francoise@schepmans.be
En politique depuis presque 30 ans mais au fond, comment est né et s’est propagé le virus ? Le contact d’un père journaliste, des rencontres et des amitiés, l’envie de changer la société, bref, un terreau naturel qui m’a amené à rejoindre les rangs de la Fédération des Etudiants Libéraux de l’ULB où j’ai même occupé le poste de Vice-Présidente. En vérité, j’ai eu de la chance parce que entre l’engagement aux études et l’entrée dans la vie politique, tout s’est enchaîné assez rapidement…A la sortie de l’université en 1985, j’ai été élue conseillère provinciale, en 1989, j’étais Echevine à Molenbeek-Saint-Jean et en 1995, j’entrais enfin au parlement bruxellois. Depuis lors, le microbe de l’homo politicus ne m’a jamais quittée et ce, malgré que la carrière n’y soit pas toujours de tout repos. J’ai connu de grandes satisfactions mais aussi des déceptions et quelques trahisons. Mais pour rien au monde, je n’échangerais mes engagements…et puis il y a le contact avec les citoyens et leur besoins, leurs vécus…
Justement, les citoyens, parlons en… C’est le moteur de l’action politique, le carburant de mes projets ! Dans une ville-région comme Bruxelles, les défis sont nombreux et les citoyens ne manquent pas de nous le rappeler…avec raison ! Etre à l’écoute des gens, prendre conscience de leur quotidien, c’est le meilleur moyen pour alimenter le travail parlementaire et faire évoluer les choses. Regardez les chiffres catastrophiques de l’emploi et l’insécurité, c’est en allant voir les effets sur le terrain que l’on peut défendre les meilleures positions aux parlements de la Région bruxelloise, de la COCOF et de la Communauté française ! Je suis tout sauf une élue des beaux salons, je préfère le lien des communes à la Région et inversement…
Cumul, vous avez dit cumul ? Je suis Echevine et Députée…Pour le surplus, bruxelloise, molenbeekoise, gémeaux, épicurienne, épouse et maman heureuse…
Quels sont les thèmes majeurs pour Bruxelles selon vous ? Aujourd’hui, l’élément transversal à l’ensemble des politiques est le boom démographique ! Nous compterons près de 170.000 habitants en plus d’ici 10 ans et la pression se fait déjà sentir…Pour vous citer un seul exemple, dans les communes du Nord-Ouest de Bruxelles, les écoles fondamentales et primaires sont progressivement saturées face à la demande. Or, la hausse de la population aura aussi un impact sur le logement, les transports publics ou encore l’accès aux infrastructures de loisirs…mais les moyens ne suivent pas et il n’y a pas de plan stratégique pour la capitale. C’est pour cela que je me bats au quotidien, pour une Région tournée vers l’avenir, la prospérité et surtout le mieux vivre ensemble.
A propos de vivre ensemble, n’est-ce pas votre thème de campagne ? Oui, je soutiens la liste n°6 du MR aux élections du 13 juin 2010, comme dernière suppléante. Mon slogan est « Mieux vivre ensemble, c’est vouloir le respect ». Pas mal, non ? Je crois justement que ce scrutin doit être aussi mis à profit pour défendre la place de Bruxelles dans le fédéralisme de demain.
Un dernier point, vos frites avec la très médiatique « sauce tartare » ou l’américaine ? Américaine et ce sera mon dernier mot !

Non assistance à patients en danger!
En 2003, le magazine Test-Achat a dressé un rapport accablant sur les services d’ambulances dits non-urgents, en pointant du doigt l’absence de législation et la jungle des tarifs. En 2010, rien n’a changé en Région bruxelloise alors que les exécutifs de la Région wallonne, de la Communauté germanophone et de la Flandre ont pris leurs responsabilités. La situation est d’autant plus préoccupante que le manque de réglementations n’induit aucune obligation de la part des opérateurs en termes de qualifications du personnel, d’hygiène et d’équipement des véhicules. C’est tout simplement dangereux ! Sans formation aux premiers secours, que peuvent faire des ‘‘ambulanciers’’ si un arrêt cardiaque survient lors d’un transfert entre une maison de repos et un hôpital ? Appelez le 112 ? Impensable ! Récemment encore, la justice a traité le dossier de détrousseurs de cadavres qui utilisaient leurs véhicules pour des transferts de corps vers les morgues, une charge pourtant dévolue aux….pompes funèbres !
J’ai déposé au parlement bruxellois une proposition d’ordonnance pour régler ces problèmes mais elle a été rejetée par le cartel PS-CDH-ECOLO, tout simplement parce que c’est un projet porté par le MR….pourtant ni polémique ni partisan ! Dommage pour les Bruxellois, dommage pour la Région, dommage pour notre santé.

Politique des personnes handicapées : la résignation catastrophique de l'Olivier bruxellois
Dans le contexte difficile des finances de la COCOF, quatre foyers d’hébergement de l’ASBL L’Arche Bruxelles risquent aujourd’hui de devoir mettre la clé sous le paillasson.
Au total, ce sont près de 27 pensionnaires handicapés qui pourraient ne plus bénéficier d’un accompagnement de qualité, vu l’absence suffisante de soutien des pouvoirs publics ; une situation déjà dénoncée début 2010 devant le Parlement francophone bruxellois par Françoise Schepmans et Vincent De Wolf.
« C’est malheureusement un des résultats de l’échec des solidarités jadis vantées avec la Communauté française et la Région wallonne, pour venir en aide à la COCOF », regrette la députée MR Françoise Schepmans, constatant que face aux caisses vides de la COCOF, le Ministre-Président Christos Doulkeridis devrait faire preuve d’imagination avec son collègue Charles Picqué à la Région, pour décloisonner certains budgets et mutualiser les efforts.
« Quelle est cette logique d’une Région qui octroie des primes pour des châssis mais qui n’intervient pas pour le droit des personnes handicapées à bénéficier d’un foyer d’accueil ? La capitale va profiter d’une partie des 80 millions d’euros du conclave budgétaire fédéral, en matière de sécurité et d’emploi, qu’elle en profite pour aider à son tour sa sœur, la COCOF ! » martèle celle-ci.
Pour le député MR Vincent De Wolf : « en période de vaches maigres, ce ne sont certainement pas les personnes handicapées, dont celles en grande dépendance, qui doivent aujourd’hui faire les frais des restrictions budgétaires malheureusement arbitrées par l’Olivier. »
La Ministre Evelyne Huytebroeck a lancé un cri d’alarme ce matin dans la presse, confirmant que les marges complémentaires sont nulles face à des besoins qui explosent. « L’Olivier et les problèmes budgétaires à Bruxelles sont, hélas, à l’image de l’orchestre sur le Titanic », déplore Françoise Schepmans.
« La Ministre et la COCOF portent la pleine responsabilité de la fermeture de plus en plus probable d’institutions travaillant au quotidien au soutien de personnes en grande dépendance, c’est le monde à l’envers ! Une commune, comme celle d’Etterbeek, qui soutient un projet comme L’Arche, en construisant deux maisons unifamiliales au sein du complexe, qui a négocié avec le CPAS de la Ville de Bruxelles afin de faciliter l’implantation de L’Arche au sein de la commune, se voit aujourd’hui lâchée par la Ministre, tout comme l’ASBL et ses pensionnaires. Cette situation est inacceptable ! » ajoute Vincent De Wolf.

Le transport médico-sanitaire : la fin d'un vide juridique en Région bruxelloise
Au gré des hasards de la vie, tout citoyen est susceptible d’être un jour concerné, lui même ou l’un de ses proches, par un transport médico-sanitaire (ambulances et véhicules sanitaires légers).
Or, aussi curieux que cela puisse paraître, cette matière ne fait actuellement l’objet d’aucune disposition législative en Région bruxelloise à l’exception des véhicules liées à l’aide médicale urgente (services 100 ou 112).
En d’autres termes, il règne un vide juridique propice à toutes les formes de dérives (absence de normes sur la formation du personnel, de l’équipement et de l’hygiène des véhicules, de la transparence des prix).
Afin de pallier à cette situation, les députées MR Françoise Schepmans et Caroline Persoons ont déposé une proposition d’ordonnance qu’elles ont défendu ce jeudi au Parlement bruxellois (COCOM).
Françoise Schepmans argumente : « pour le citoyen, une ambulance est une ambulance, il n’imagine du reste pas qu’il puisse exister un différentiel qualitatif selon que le véhicule et le personnel dépendent de l’aide médicale urgente ou pas. Que cela concerne l’aide médicale urgente ou un transfert entre hôpitaux, les citoyens ont le droit d’avoir une qualité de service égale. Le transport médico-sanitaire ne peut pas être géré comme une société de livraison de colis ».
« Nous espérons que la majorité se rangera derrière cette proposition du MR afin de contribuer à une plus grande transparence du secteur. Ce projet répond à toutes les structures qui sont susceptibles d’être pénalisées par des concurrents moins consciencieux et aux pratiques douteuses. C’est évidemment aussi une nécessité impérieuse pour l’ensemble des patients qui accordent leur confiance aux acteurs du secteur », précise Caroline Persoons.
Si la proposition d’ordonnance relative au transport médico-sanitaire est adoptée, la Région bruxelloise rejoindra la Wallonie et la Communauté germanophone, dans l’effort global visant à améliorer le service aux déplacements des patients.

Le CPP va-t-il imploser ?
Le Secrétaire d’Etat Emir Kir, en charge de la formation professionnelle à la Cocof, demanderait le report de la mise en œuvre du contrat de projet professionnel qui s’inscrit dans la politique d’activation des demandeurs d’emploi. Emir Kir dénonce l’activation du CPP pour septembre prochain alors que le gouvernement n’est pas capable d’assurer la formation par manque de moyens budgétaires. (Le Soir, 18 février 2010).
Or, depuis la reconduction de l’Olivier, Emir Kir a roulé des mécaniques et fait des « m’amours » à Benoît Cerexhe qui les lui a bien rendues dans des interventions parlementaires ou des entretiens médiatiques pour affirmer : « Le véritable enjeu de cette législature, ce sont l’emploi et la formation. Si le gouvernement doit faire des choix, ce n’est pas dans ces deux domaines que l’on doit faire des économies » (Le Soir et La Libre du 23 septembre 2009, Télé-Bruxelles le 23 septembre 2009, Le Soir du 17 octobre 2009).
De son côté, la Députée bruxelloise, Françoise Schepmans, n’a pas manqué à plusieurs reprises de fustiger le manque de bases budgétaires concrètes pour la mise en œuvre du CPP (DH du 20 juillet 2009, La Libre et la DH du 4 novembre 2009, La Libre du 19 novembre 2009). Elle rappelle que, lors de la mise en place de ce gouvernement bis, le MR a plaidé pour que les compétences de l’emploi (Actiris) et de la formation (Bruxelles-formation) soient entre les mains d’un et d’un seul ministre afin d’assurer les synergies nécessaires.
Et la Députée avait déjà martelé: « qu’hypothéquer la mise en place du CPP en fonction des aléas budgétaire, c’est se tirer une balle dans le pied ! » Le coup est parti … cela fait mal aux demandeurs d’emploi. Les ministres Cerexhe et Kir avaient annoncé qu’ils parleraient d’une même voix. Aujourd’hui, il s’agit plutôt d’une cacophonie."

Economie sociale bruxelloise: le Parlement exhume un rapport enterré depuis deux années
Le 30 avril 2008, un rapport commandité par l’Administration bruxelloise a été rendu sur les causes des difficultés financières et la viabilité des acteurs de l’économie sociale. Ce document a émis un certain nombre de constats et de recommandations sur les procédures d’agrément et le soutien apporté par la Région aux opérateurs.
Le 20 janvier 2010, s’étant procurée copie de l’audit qui n’avait jamais été communiqué aux membres du parlement, la députée bruxelloise Françoise Schepmans a interrogé Benoît Cerexhe pour connaître les suites qui lui ont été réservées. « Le rapport a pointé du doigt une série d’éléments interpellants, en ce compris une gestion peu transparente et peu structurée du processus de sélection des dossiers, la subsidiation de projets économiquement non viables, la sous-capitalisation systématique des acteurs ou encore la faiblesse d’accès aux marchés publics alors que les entreprises d’insertion jouissent d’une clause prioritaire. Or, deux ans plus tard, le Ministre nous annonce qu’il vient seulement de lancer un comité de suivi ! », commente l’élue MR.
Pour rappel, la Région appuie le secteur de l’économie sociale en agréant et en subsidiant chaque année de nouveaux opérateurs. En 2010, le budget prévu à cette fin est supérieure à 6 millions d’euros. Pour Françoise Schepmans, « on peut difficilement admettre que la Région ait délibérément continué à gérer ce programme, quasiment comme si de rien n’était, alors que les conclusions du rapport appellent à des corrections urgentes, ne serait ce qu’au niveau de la bonne gouvernance pour les porteurs de projet. Non seulement le Ministre Cerexhe n’a pas été très réactif dans ce dossier mais il n’a pas beaucoup d’excuse en annonçant des réformes à venir, au mieux, dans les prochains mois. Cela ne faisait que deux ans que ce rapport traînait dans limbes, avant qu’il ne soit exhumé au parlement ! ».
Françoise Schepmans ne manquera pas de suivre ce dossier pour veiller à ce que le gouvernement sorte de la torpeur et prenne enfin des mesures transitoires concrètes, avant la réforme de fond de l’ordonnance de 2004 sur l’économie sociale.

Manque de crèches en Région bruxelloise: les petits chanteurs de la démographie
Les semaines passent et se ressemblent tant les membres du gouvernement bruxellois se succèdent, à rythmes réguliers, pour jouer leur petite partition sur le boom démographique.
Après l’appel à la « conférence interministérielle » de Evelyne Huytebroeck, c’est au tour de Benoît Cerexhe et de Charles Picqué de rivaliser dans la presse du jour entre la tenue des « Etats généraux » relatifs à la hausse de la population et « l’urgence de crèches » à négocier avec la Communauté française.
Pour la Députée Françoise Schepmans, « il faut avouer que l’Olivier ne manque pas de talents quand ses ministres se succèdent sur le podium, toutes les deux semaines, pour chanter la même mélodie. Cela fait deux ans que nous attendons un cadastre précis sur l’évaluation des besoins de l’enseignement primaire à Bruxelles. Cela fait deux ans que nous sommes censés voir enfin des établissements scolaires rénovés par des partenariats publics-privés. Cela fait six mois que l’on annonce des grands débats entre pouvoirs publics sur le sort de Bruxelles. Verdict ? On ne voit toujours rien venir ! ».
Pourtant, le groupe MR n’a pas manqué d’être constructif pour faire face à la situation. En effet, il avait déposé en 2008 une proposition de résolution au Parlement de la COCOF, visant à une meilleure collaboration entre les entités francophones pour accroître l’offre de places d’accueil. « L’Olivier a snobé ce projet au motif inavoué qu’il n’était pas issu de ses rangs et, aujourd’hui, Charles Picqué reprend nos arguments pour masquer l’apathie de la législature précédente. La mauvaise foi est totale ! Je signale que nous avions aussi proposé le Plan 10+ pour l’ouverture d’écoles supplémentaires, en vain. Si au moins ils se réappropriaient nos propositions pour les appliquer, ce serait une bonne chose, mais ils n’en font rien ! », rappelle la Députée Caroline Persoons.

Le Gouvernement bruxellois laisse-t-il partir le Wiels aux soins palliatifs?
Interrogé au Parlement le 14 janvier dernier sur la situation financière difficile du Wiels (gel des fonds Beliris de l’ordre de 2.725.000 euros), le Ministre-Président Charles Picqué a annoncé que la Région bruxelloise ne peut rien faire et qu’elle n’est pas concernée par le litige qui oppose le fédéral et le centre d’art contemporain.
Pour la députée MR Françoise Schepmans, « La réponse qui nous a été donnée en commission est décevante ! Le gouvernement bruxellois laisse-t-il partir le Wiels aux soins palliatifs ? Bien sûr, il y a un avis de l’Inspection des Finances à respecter, bien sûr, la Région n’a pas les moyens de suppléer à la manne fédérale, mais dans ce genre de situation, il faut faire preuve de créativité, de volontarisme et de pragmatisme ».
Pour rappel, le Wiels est devenu en quelques années un pôle culturel à vocation internationale et il participe aujourd’hui à la revitalisation urbaine sur le territoire de la commune de Forest. « Dans l’hypothèse d’une perte définitive des subsides fédéraux, pourquoi ne pas étudier la mutualisation d’un effort budgétaire réparti entre tous les partenaires qui ont soutenu ce projet jusqu’à présent, tant les pouvoirs publics que les sponsors issus du secteur privé ? Qu’en est-il des pistes européennes ? La Région est concernée, elle l’est parce qu’elle doit défendre son patrimoine culturel et artistique. Elle l’est parce qu’il lui incombe de prendre le leadership en réunissant tous les acteurs autour de la table ! », commente Françoise Schepmans.
La députée bruxelloise continuera à suivre ce dossier dans les prochaines semaines et elle ne manquera pas de rappeler le gouvernement à son devoir d’action et non d’apathie.

Le paquebot culturel Flagey flotte toujours, mais Françoise Schepmans pose la question: "qui va payer l'orchestre?"
Le Centre Flagey, ce paquebot de la culture ancré à Ixelles, a enregistré fin 2009 un déficit de plus de 300.000 euros, à quoi s’ajouterait un passif de 200.000 euros de dette à apurer pour l’exercice 2008. A l’origine de cette situation : le coût plus élevé que prévu de deux projets financés par la Communauté flamande (résidence du Brussels Philharmonic et du Vlaams Radio Koor), ainsi qu’une série de mauvais choix ou d’orientations du directeur général.
Depuis, le président du conseil d’administration a déclaré que l’objectif d’un budget équilibré en 2010 est la première des priorités. Mais comme le souligne Françoise Schepmans, députée MR, « à recettes inchangées, il faudra procéder inévitablement à des coupes et, partant, risquer de toucher au personnel et au projet culturel ».
Vu l’incidence des projets flamands dans le déficit de Flagey, Françoise Schepmans a rappelé, le 14 janvier dernier, en Commission des Finances du Parlement bruxellois, le Ministre-Président Charles Picqué à ses propres déclarations : si la Communauté flamande adapte ses subsides au coût réel des projets qu’elle porte, le problème est réglé ; le cas contraire, il y aurait un problème à la fois financier mais aussi politique.
Pour Françoise Schepmans, « on sait que sur le Titanic, l’orchestre a continué à jouer. Avec une grosse avarie de subsides, à Flagey, c’est moins certain. J’attends de ce que le Ministre-Président puisse nous assurer de ce que son cabinet suit ce dossier de très près et qu’il soit demandé aux pouvoirs publics flamands de se montrer responsables dans le financement suffisant de leurs projets. S’il y a une impasse, j’entends qu’il soit à tout le moins présenté des pistes alternatives sous peine d’enregistrer des dégâts au niveau du personnel et de la programmation culturelle ! ».

Les défis du boom démographique bruxellois. Actions? ... Réunions!
L’année 2010 a débuté avec le franchissement d’un record pour la Région bruxelloise, en effet, sa population vient de franchir le cap historique de 1.100.000 habitants. « Dans les communes du Nord-Ouest que je connais bien, on enregistre entre 18% et 30% d’augmentation démographique depuis 20 ans. C’est énorme et ce n’est que le début puisque nous compterons 170.000 nouveaux bruxellois au plus tard dans 10 ans », commente la députée Françoise Schepmans, « Le problème tient notamment de ce que les écoles sont saturées et les logements manquent. Quid de demain avec la pression démographique ? Que fait le gouvernement ? Pas grand chose sauf….Evelyne Huytebroeck qui propose de planter une énième conférence interministérielle dans la forêt déjà bien touffue des arbres à palabres ».
Pour l’élue MR, il est clair qu’au virus de la réunionite, le gouvernement bruxellois devrait enfin inoculer le vaccin de l’action. C’est la raison pour laquelle elle a interrogé le 14 janvier 2010, au Parlement bruxellois, le Ministre-Président Charles Picqué et sa collègue Evelyne Huytebroeck sur l’utilité de multiplier les cadres de discussion.
«Des conférences interministérielles sont déjà prévues dans les domaines de l’enseignement, de l’emploi, de la formation ou encore de la santé. Que vont-ils inventer cette fois pour se donner l’impression d’agir ? Quelle sera la plus-value de cette nouvelle Conférence ? Chaque fois que les effets de la pression démographique se font ressentir, le gouvernement joue sa partition pleine de compassions. Or, ce que les Bruxellois demandent, ce sont des actions concrètes ! ».
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Chèques langues: Actiris dans le brouillard
Pour la députée MR Françoise Schepmans, « Le Ministre Benoît Cerexhe est incapable de dire aujourd’hui quel est le budget qui a été perçu par des partenaires indélicats, si cette somme a été intégralement remboursée à Actiris et si des sanctions ont été prises ! Bravo la réforme de l’ancienne ORBEM ! ».
En effet, dans son 18e cahier, la Cour des Comptes a mis en évidence des problèmes survenus en 2006 et en 2007 dans la gestion des chèques langues par l’opérateur ACTIRIS, en particulier le manque de rigueur dans le contrôle administratif des documents mais, surtout, le fait que « la plupart des centres de formation facturent des leçons qui n’ont pas été données en raison de l’absence des bénéficiaires ». Interrogé en commission, le mercredi 2 décembre 2009, le Ministre Benoît Cerexhe a annoncé qu’un protocole de contrôle a été adopté et que ce type de problème fait désormais partie du passé.
Or, à la question de savoir quel est le volume des sommes indûment perçues, quel est l’état des lieux de leur remboursement et quelles sanctions ont été prises à l’égard des prestataires de services, il n’y a eu aucune…réponse ! Françoise Schepmans est interpellée par cette absence de réaction et elle rappelle que « la valeur faciale d’un chèque langue peut avoisiner les 2.000 EUR et que de 5 millions EUR en 2008, la dotation de ce dispositif va passer à 7,5 millions EUR l’année prochaine ! La réponse du Ministre n’est ni claire ni rassurante face aux moyens déployés ».
S’agissant des résultats toujours forts modestes enregistrés par le dispositif (4.300 chèques distribués en 2008 pour plus de…90.000 chômeurs), la députée MR considère qu’il « faut s’interroger sur la question de la méthodologie. Aujourd’hui, le contrat de projet professionnel contraignant est inscrit à l’agenda du gouvernement. Pourquoi ne pas envisager des cours de langues obligatoires pour tous ? Si nous voulons crever la bulle du chômage, il faut pouvoir changer de cap : plutôt que de dépenser des sommes folles chez certains partenaires qui en tirent la majorité de leurs chiffres d’affaires, il faut augmenter drastiquement l’offre de formation en renforçant les synergies avec Bruxelles Formation, la Commission communautaire flamande et l’enseignement de promotion sociale qui enregistrent de très bons résultats et….à moindre coût ! ». Françoise Schepmans confirme qu’elle déposera une question écrite pour que le Ministre puisse fournir toutes les données budgétaires liées à ce dossier des dépenses litigieuses.

Service militaire: Bruxelles sur les rangs ?
Pour la Députée Françoise Schepmans (MR), le service militaire volontaire, entré en vigueur le 1er janvier 2010, est une opportunité, pour ceux qui peinent à entrer dans le circuit du travail, d’acquérir une formation, une expérience professionnelle, un certain nombre de compétences utiles sur le marché de l’emploi.
Elle a donc interrogé, au mois de décembre dernier, au Parlement, le Ministre Cerexhe sur l’implication du gouvernement bruxellois : existe-t-il des discussions entre les cabinets, les organismes régionaux de l’emploi et les services de la Défense pour promouvoir le service militaire volontaire ? Combien de personnes pourraient-elles bénéficier du programme ? Quelles mesures ont-elles déjà été prises sachant que le dispositif entre en vigueur le mois prochain ? Pour douloureux rappel, le chômage touche actuellement 17.000 jeunes bruxellois, sans compter ceux qui émargent dans les CPAS.
Manifestement, le Ministre de l’Emploi n’était pas vraiment au courant du dossier comme le souligne la Députée bruxelloise : « A quelques semaines de l’entrée en vigueur de la mesure, je constate que l’on annonce aux parlementaires que tous les contacts utiles sont pris pour sensibiliser les jeunes infra qualifiés aux opportunités du service militaire volontaire……sauf que le jour même, nous apprenons par média interposé que l’armée n’a jamais visé que des entrées dans les corps d’infanterie et des parachutistes ! En outre, aucun programme de ACTIRIS n’est prévu pour aider les jeunes à passer, par exemple, les tests psychotechniques alors que ce type d’accompagnement existe pour les concours de recrutement de la police fédérale ».
Françoise Schepmans regrette ce manque de cohérence dans le chef d’un gouvernement qui fait pourtant de la lutte contre le chômage l’une de ses grosses priorités, et elle interrogera le Ministre de l’Emploi à la rentrée pour prendre connaissance de l’évolution de ce dossier.

Enquête de satisfaction de Actiris

Suite à la récente présentation de l’enquête de satisfaction des services l’opérateur Actiris, la Députée Françoise SCHEPMANS a interrogé au Parlement le Ministre bruxellois de l’Emploi sur ce dossier. « On peut évidemment se réjouir que la majorité des chômeurs et des entreprises ont une perception positive de l’opérateur régional, mais c’est un minimum après tout pour un service à la collectivité », commente-t-elle, « A la présentation de l’enquête, Benoît Cerexhe s’était manifestement gardé d’insister sur un florilège de détails importants inscrits entre les lignes, à savoir par exemple que Actiris n’est toujours pas l’opérateur principal ou privilégié des entreprises alors qu’en Flandre, 84% des employeurs passent par le VDAB ; ou encore que seuls 30% des ex-chômeurs ont trouvé un emploi grâce à son offre d’accompagnement. Car il faut le reconnaître, si certaines données sont encourageantes, d’autres rappellent surtout que la satisfaction est en demi-teinte face à la catastrophe du chômage ».
En effet, la Région bruxelloise a dépassé le cap fatidique des 100.000 demandeurs d’emploi et comme l’élue MR le souligne, « Grâce à une étude qui aura quand même coûté 47.000 EUR, nous savons que tout le monde est officiellement content….Il ne reste plus au gouvernement qu’à prendre des mesures correctrices, en ce compris un tableau d’évaluation continue des mesures, des analyses de benchmarking, et que les résultats de cette étude ne soient pas enterrés jusqu’à la conclusion du projet contrat de gestion prévu en théorie en.…2011 ! Courage, Monsieur Cerexhe, vous avez gagné des sourires, il vous reste à gagner l’emploi bruxellois ».

Le CPP ou comment se tirer une balle dans le pied
Pour Françoise Schepmans, "hypothéquer la mise en place et l’évolution du CPP avec les aléas des moyens budgétaires disponibles (en particulier ceux de la COCOF), c’est se tirer une balle dans le pied avec un sourire durable en prime. C'est encore un effet d’annonce de la part de l’Olivier !"
En séance plénière du 30 octobre, le Ministre de la Formation professionnelle a annoncé que le contrat de projet professionnel (CPP) sera rendu obligatoire à partir du mois de septembre 2010. Il a également confirmé que cette mesure ne devrait concerner dans un premier temps qu’un peu plus de 1.000 jeunes qui sortent des études et que cet effort monopolisera 6 millions d’euros, selon les possibilités budgétaires, pour leur accueil par Bruxelles-Formation.
Pour Françoise Schepmans, « ce que Emir Kir a oublié de préciser, c’est qu’il y a aujourd’hui 17.000 chômeurs de moins de 25 ans à Bruxelles et que la mesure toucherait moins de 10% d’entre eux. Face à l’inadéquation des moyens financiers aux objectifs, il n’y a nul besoin d’être savant pour prédire que le CPP risque de ne pas profiter aux…90% restants ». C’est bien simple, le CPP obligatoire est inscrit dans les accords de majorité à la Région et à la COCOF, mais il ne repose sur aucune base budgétaire concrète. «Emir Kir parle de 6 millions d’euros et il évoque seulement de vagues hypothèses : l’ajustement 2010 de la COCOF, la mise en oeuvre de politiques croisées ou encore la négociation d’une aide financière avec la Région. Bref, il a sorti sa super calculette, il a défini l’argent qu’il n’a pas et, enfin, il a bien expliqué comment il va le dépenser », ajoute la Députée MR.
Du côté de la Région, le Ministre Benoît Cerexhe se contente d’expliquer combien les approches politiques entre l’emploi et la formation n’ont jamais été aussi proches. Comme le souligne Françoise Schepmans, « C’est au pied du mur qu’on voit le maçon. La solution du financement et la mise en application du CPP seront des tests décisifs du rapprochement des compétences, or, c’est justement le travail concerté qui a cruellement manqué entre le PS et le CDH, titulaires des postes, sous la législature précédente ».

Régularisation des sans-papiers
En commission de l'Emploi, le Ministre Benoît Cerexhe a été interrogé au mois d'octobre par Françoise Schepmans sur la procédure d'octroi des permis de travail B qui pourraient servir à une régularisation des sans-papiers, par la voie du travail.
Curieusement, le Ministre s'est fendu d'un mot lapidaire, "la souplesse". Pour la députée MR, il est profondément interpellant que Benoît Cerexhe ne désire pas répondre clairement s'il se basera sur les métiers en pénurie pour accorder des permis de travail ou, au contraire, s'il fera usage de son pouvoir de dérogation aux lois en vigueur.
"Est-il possible de faire preuve d'autant de légèreté dans le débat parlementaire alors que ce dossier a des conséquences importantes pour la Région bruxelloises", se demande Françoise Schepmans, "ne serait-ce qu'en termes de préparation à l'accueil de celles et ceux qui vont sortir de l'ombre ou nous rejoindre par le regroupement familial ?".

COCOF: déclaration de rentrée 2009
La déclaration de politique générale du Collège de la Commission Communautaire française (CoCof), à majorité PS-Ecolo-cdH, manque singulièrement d'ambition et ne laisse pas beaucoup d'espoir aux 900.000 francophones de Bruxelles.
Le ballon d'oxygène de 12,5 millions d'euros de la Communauté française pour 2010 est bienvenu, mais la promesse des passerelles entre institutions francophones pourrait rester sans lendemain, contrairement aux promesses faites par l'Olivier au lendemain des élections...Ce ballon d'oxygène pour 2010 n'a pas empêché le collège de la CoCof (l'exécutif) d'accoucher d'un budget 2010 sans grandes espérances face aux besoins criants du quart des francophones du pays dont cette institution s'occupe.
Françoise Schepmans, chef de groupe MR, se demande comment l'équipe en place financera les besoins du secteur de la formation professionnelle pour faire face aux besoins des jeunes demandeurs d'emploi qui seront bientôt contraints de signer tous un Contrat de Projet Professionnel prévoyant coaching et formations en tous genres: «le hasard veut qu'au moment où je m'adresse à vous, les chiffres du chômage ont encore grimpé au point qu'entre les débuts de l'Olivier I et de l'Olivier II, c'est le statut quo, nous sommes toujours au dessus du seuil catastrophique des 100.000 demandeurs d'emploi »
A propos de «la situation inquiétante qui prévaut dans certains quartiers,» la chef de groupe MR a souligné le fait que la déclaration lue par Christos Doulkeridis (Ecolo, Ministre-Président du Collège de la COCOF, Secrétaire d'Etat au Logement et au Siamu), «restait muette sur les actions à entreprendre en matière de cohésion sociale.»
«Qu'avez-vous à proposer aux habitants des quartiers en difficulté pour un mieux-vivre ensemble?,» a demandé Françoise Schepmans.
«La cohérence des Oliviers, c'est de persister avec les beaux effets d'annonces et les solidarités qui ne sont couchées que sur le papier... Vous me direz sans doute qu'il faut donner du temps au temps et garder l'espoir de lendemains plus lumineux, je vous répondrai qu'il est dommage que les membres du Collège, une fois dans leur rôle à la Région ou à la Communauté française, sont incapables de défendre leurs engagements et d'appliquer les solidarités brandies comme des étendards ».
Le texte intégral est disponible sur le site www.mr.be.

Les 20 ans de la COCOF
Pour les 20 ans de la Commission communautaire française (COCOF), la nouvelle majorité a fait sienne le défi des synergies intra-francophones et inter-bruxelloises pour la mise en œuvre de ses politiques.
L’Olivier I parlait déjà en son temps de solidarité et de liens entre les entités politiques, aujourd’hui, l’Olivier II parle de synergies et de passerelles. Sur la forme, nous avons droit à une certification ‘100% recyclé’, sur le fond, c’est encore mieux, il y a une garantie ‘0% émissions’ de propositions sur les grands chantiers.
Quant à la gestion même des politiques, certain réalisent seulement aujourd’hui que la COCOF est restée trop longtemps en retrait alors que la Communauté française et la Région wallonne ont coopéré ensemble sur de nombreux dossiers comme la formation, l’utilisation conjointe d’infrastructures et des projets culturels.
S’il y a une unanimité au sein de la classe politique bruxelloise pour souligner le déficit de visibilité de la COCOF dans le fédéralisme d’Etat ainsi que ses difficultés financières face à des besoins de plus en plus croissants, aucun débat sur son futur n’est ouvert : pourquoi pas une réflexion sans tabous ni exclusives sur la manière d’améliorer la visibilité et l’efficacité des politiques francophones, sur leurs moyens financiers et sur l’optimalisation générale des structures ? Voilà ce qui aurait été important d’aborder pour le 20ème anniversaire !
Malgré tout, bonne fête à la COCOF…

Le voile intégral n'est pas le bienvenu en Belgique
Le hasard du calendrier veut qu’au moment où la première députée voilée en Europe prêtait serment en Belgique, le débat parlementaire sur l’interdiction du port de la burka était lancé en France. Deux évènements qui n’ont en commun que leur portée médiatique car si le débat est légitime quant à savoir si le hidjab ou le voile porte ou non atteinte à la neutralité parlementaire, l’interdiction de la burka et de la nikab, pour ne pas dire de toute forme de voile intégral, nous semble tout aussi nécessaire que non négociable.
Notre démocratie est basée sur la liberté de religion et de conviction mais cette garantie ne peut pas hypothéquer le respect d’autres piliers constitutionnels, à savoir l’égalité des hommes et des femmes ainsi que le droit de mener une vie conforme à la dignité humaine. Or, la burka et la nikab ne représentent pas un culte reconnu et respecté, l’Islam, elles ne représentent pas plus des traditions combattues par névrose voltairienne, elles incarnent l’asservissement de l’individu et la déshumanisation sociale, culturelle, économique et politique.
En outre, ce qui caractérise toute société moderne, c’est aussi l’intersubjectivité ou l’obligation minimale des citoyens d’interagir à visage découvert et ce, en miroir de l’interdiction de la nudité totale. Enfin, au-delà des motifs qui précèdent, il se pose également des impératifs de sécurité quant à l’identification nécessaire des personnes.
Pourtant, ce que nous dénonçons au travers des images de la télévision rapportées depuis l’Afghanistan ou de certains pays musulmans, ne connaît paradoxalement pas de réponse suffisante et structurée chez nous. D’aucuns répondent qu’il ne sert à rien de légiférer s’il n’y a pas une communauté musulmane radicale importante qui porte une forme de voile intégral, d’autres encore se réfugient derrière la peur des amalgames. En ce qui nous concerne, nous sommes partisanes d’une loi dite du principe de précaution. En ce sens, même si cela ne devait concerner qu’une seule personne, nous ne pouvons pas tolérer de tenues vestimentaires qui seraient contraires au socle de notre Etat de droit.
A ce jour, plusieurs communes ont pris les devants en adoptant des règlements hétéroclites qui interdisent nommément ou non les formes de voile intégral. Malheureusement, cette situation ne concerne pas la grande majorité des localités et l’application des règles dépend de la « bonne volonté » des autorités. Pis, ces vêtements représentent aussi une menace potentielle face à tous les efforts déployés pour favoriser l’intégration des migrants et parer aux dérives communautaristes.
A l’instar des élus français qui se sont saisis de la question, le débat visant à l’interdiction de la burka et, plus généralement, des « camisoles de tissu », est également nécessaire en Belgique. Seule la définition et l’adoption d’une loi fédérale serait à même d’uniformiser le rempart contre les atteintes aux libertés fondamentales, à la sécurité et à la cohésion sociale. Partant, seul un débat serein mais ferme serait susceptible de répondre aux exigences de notre droit et de nos engagements internationaux.
Que l’on ne s’y trompe pas, la liberté individuelle de porter le hidjab n’appartient pas à la même dimension que celle de la burka et de la nikab, ces dernières sont non négociables et ne sont tout simplement pas les bienvenues en Belgique.
Françoise Schepmans
Députée bruxelloise
Christine Defraigne
Sénatrice

Courriers des lecteurs (LLB): Defossé
Après les travaux, les mots inutiles...
Dans une récente interview accordée par Jean-Claude Defossé au journal Le Soir, j’ai été interpellée par une série de caricatures qui auraient eu, avec plus de talents, leur place sous le titre « Bête et méchant » de Hara Kiri que dans le cadre du débat politique.
Après les travaux, les mots inutiles...Sinon comment qualifier cette rhétorique hasardeuse qui réduit le projet libéral réformateur à une sorte de pêché social au profit des nantis ? Que retenir encore de cet argumentaire plat qui scinde la société entre les damnés de la Terre et les profiteurs du capital ? Non, Monsieur Defossé, la légitimité télémédiatique ne vous donne pas la sincérité de l’engagement.
Si vous me l’aviez demandé, j’aurais évidemment pris le temps de vous expliquer que notre conception du social se situe au-delà de cette supercherie opposant une droite pure et dure à une gauche vertueuse. Le libéralisme ne se cherche pas une voie sociale, il la promeut par définition: la participation de tous à une vie meilleure par l’émancipation socioéconomique, politique, citoyenne et culturelle.
Par extension, le Mouvement Réformateur n’est pas le chantre du capitalisme sauvage que vous dénoncez à coup d’arguments irrationnels, mais bien le porteur d’une solidarité responsable. La liberté a pour frontières naturelles l’égalité et la responsabilité. Un modèle social qui réconcilie l’aide aux plus faibles et la valorisation de l’effort personnel, voilà ce qui nous différencie des logiques de dépendance.
Le projet réformateur ne se veut pas social, il l’est par essence mais cela, je vous invite à le découvrir plus sereinement lorsque vous quitterez le terrain médiatique de la « morale à cinq balles » pour les bancs du parlement.
Françoise Schepmans
Députée bruxelloise

Projet Uplace à Machelen, B. Cerexhe voit tout, entend tout mais ne fait rien ...
En écoutant les nouvelles ce 22 mai 2009, Françoise Schepmans, Présidente du groupe MR au Parlement bruxellois, a avalé son café de travers. En effet, commentant le méga-projet commercial Uplace, le Ministre Benoît Cerexhe a annoncé qu’il s’agit d’« une mauvaise surprise, sans concertation avec la Région bruxelloise ».
Françoise Schepmans s’indigne du propos qui cache une autre réalité. En effet, le 25 juin 2008 au Parlement, elle avait déjà tiré la sonnette d’alarme en interpellant ledit Ministre sur l’impact du projet de Machelen sur le PDI en jachère au Heysel : « aujourd’hui, la question se complique encore avec le projet de ville nouvelle qui est porté par un promoteur pour un pôle mixte de 190.000 m2, dont 45.000m2 seront consacrés à des surfaces commerciales, dans la périphérie flamande. Attendu qu'il est prévu de lancer les travaux de ce chantier à l'horizon 2010, on peut penser que les projets de développement du plateau du Heysel seront finalisés le jour où les premiers coups de pelles seront donnés à Vilvorde ».
Dans la réplique de Benoît Cerexhe, surprise, aucun mot n’avait été formulé sur ce dossier…Pis, il aura fallu près d’une année au Gouvernement bruxellois pour « envoyer une missive au porteur de projet », alors que le dossier a été détaillé en long, en large et à de nombreuses reprises dans les médias depuis le…20 juin 2008 !
Comme Françoise Schepmans le souligne ce jour, « Fidèle à ses habitudes, le gouvernement s’est assoupi au balcon. Comment est-il possible qu’aucune concertation n’ait jamais eu lieu alors que ce mastodonte commercial aura inévitablement des conséquences multiples pour Bruxelles, tant sur le plan de la mobilité déjà fort congestionnée mais aussi au niveau des noyaux commerciaux qui font face à un taux record de faillite inégalé depuis plusieurs années. C’est intolérable de la part de la majorité, c’est irresponsable de la part du Ministre de l’Economie ! ».
La synthèse du bilan de la politique commerciale de Benoît Cerexhe, c’est tout simplement « Je vois tout, j’entends tout mais je ne fais rien ! ».

Un Olivier sans le moindre fruit ... Bilan de législature
Quel bilan de la majorité sortante? Un bilan que nous n’allons pas présenter sous forme d’inventaire à la Prévert. Bien sûr, on pourrait passer à la loupe les compétences de chaque ministre. Et il y a bien des choses à dire, des manques à relever, des échecs à pointer dans toutes les compétences. Mais toutes n’ont pas le même impact sur la vie des citoyens et nous préférons juger la responsabilité collective du Gouvernement à partir des préoccupations essentielles et des difficultés principales que rencontrent les Bruxellois et les Bruxelloises dans leur vie quotidienne.
Bruxelles est face à quelques grands périls :
1. Un taux de chômage hallucinant
2. Une crise du logement
3. Des problèmes de mobilité de plus en plus importants
4. Une fracture sociale qui s’aggrave
5. Un avenir institutionnel flou et un manque d’ambitions internationales
6. Des finances en danger
Autant de menaces qui représentent les défis de demain pour lesquels le MR a des réponses réalistes et convaincantes qui vous seront largement développées lors de la présentation de notre programme.
Nous allons également mettre en évidence le travail du MR bruxellois durant cette législature. Un travail dense, d’une opposition tenace mais constructive, qui a permis de recentrer le débat bruxellois sur certaines priorités :
1. L’enjeu de la formation et de l’enseignement
2. L’efficacité de la mobilité
3. Une politique diversifiée du logement
4. La place de Bruxelles
Partie 1 : Les grands défis bruxellois n’ont pas été rencontrés
1. Un taux de chômage hallucinant
Le Contrat pour l’Economie et l’Emploi et la naissance d’Actiris n’ont pas bénéficié aux Bruxellois :
- Le nombre de chômeurs a subi une inflation de 12% depuis le début de la législature - 86.040 DEI en juin 2004 pour 97.160 DEI - en mars 2009 et stagne aujourd’hui à 20%. Pour ce qui est des jeunes, la situation est encore plus catastrophique puisque le taux de demandeurs d’emploi est de 35%, en moyenne et grimpe jusqu’à 44% dans certains quartiers ;
- En Wallonie et en Flandre, les taux de chômage sont respectivement de 14% et de 7% ;
- Bruxelles fait partie du Top 10 des régions européennes qui comptent le plus de demandeurs d’emploi ;
- Les faillites battent tous les records en Région bruxelloise depuis 2004 : 1 PME-TPE sur 67 ferme chaque année ses portes pour 1 sur 147 en Flandre et 1 sur 113 en Wallonie ;
- Les chiffres de la précarité explosent, 25% des Bruxellois vivent sous le seuil de pauvreté.
La majorité n’a pas enrayé le paradoxe d’une région riche et du premier bassin d’emplois du pays qui ne profitent toujours pas à ses habitants : sur plus de 680.000 postes, moins d’un sur deux est occupé au quotidien par un Bruxellois ;
C’est chiffres sont d’autant plus surprenants que :
- Nous avons connu une embellie économique générale en Belgique et en Europe jusqu’à la récente crise financière internationale qui n’a débuté qu’au mois d’octobre 2008 ;
- Le budget alloué à l’opérateur ACTIRIS est passé de 211 à 250 millions EUR ;
- Les métiers en pénuries se comptent par dizaines, tout niveau de qualifications confondus.
Présentée par le Gouvernement comme un remède de choc, la réforme de l’ancienne Orbem a été une opération purement cosmétique :
- Il n’existe toujours pas de soutien pro-actif des demandeurs d’emploi. On compte à peine 20% des chômeurs qui ont fait l’objet d’un contrat de projet professionnel et 10% qui ont bénéficié de chèques de formations linguistiques ;
- Alors que 84% des entreprises flamandes font appel au VDAB pour recruter du personnel, la grande majorité des employeurs bruxellois préfèrent toujours recourir aux services de prestataires privés ou au bouche à oreille.
Alors que Benoît Cerexhe et Françoise Dupuis siègent ensemble au gouvernement bruxellois et au sein du collège de la CoCoF, ACTIRIS et BRUXELLES-FORMATION n’ont jamais défini de stratégie d’action globale pour crever la bulle du chômage. Quant au strapontin occupé au gouvernement de la Communauté française par Benoît Cerexhe, il n’a donné lieu qu’à des mesures bien trop tardives que pour produire des effets sous cette législature, soit cinq années perdues pour l’emploi bruxellois ;
En termes de dynamisation de l’économie, en particulier en faveur du secteur des PME-TPE, ce gouvernement aura surtout brillé par :
- Le brouillage des cartes et, partant, la diminution de l’efficacité des instruments publics d’aide aux entrepreneurs (ex. la SRIB qui gère des projets de construction de logements sociaux) ;
- L’absence d’un véritable pacte stratégique portant sur la simplification administrative ;
- La politique des initiatives bling-bling à très faibles retombées (ex. « J’achète à vélo », « Course de 1.000 femmes à hauts talons », « Etincelles de qualité »).
En 2008, la capitale a vu tomber en faillite plus de 2.000 entreprises, un record. A ce sujet, il peut encore être difficilement mis sur le dos la crise économique internationale qui n’est intervenue qu’à l’automne dernier. En cinq ans, l’économie a malheureusement été découragée.
2. Une crise du logement
Des dizaines de milliers de Bruxellois éprouvent d’énormes difficultés à se loger décemment. Le Gouvernement a basé toute son action la réalisation du Plan logement qui visait à construire 5.000 logements en 5 ans.
Que constate-t-on ?
A peine 40 nouveaux logements ont été construits chaque année par les pouvoirs publics ces cinq dernières années ;
20.000 logements sont vides, dont 2.300 logements sociaux (soit 643 de plus qu’en 2004) ;
Plus de 30.000 familles sont sur une liste d’attente pour l’octroi d’un logement social ;
Beaucoup de logements sont sous-occupés et/ou mal adaptés à la taille de la famille et le taux de renouvellement des locataires diminuent constamment pour n’être que de 4,43 % fin 2006.
L’échec du Gouvernement n’est pas lié à un manque de moyens, puisque des sommes importantes ont été consacrées aux politiques de logement et que 80% des montants prévus au budget n’ont pas été dépensées ;
Rien que dans l’enveloppe de Beliris, quelque 220 millions d’euros prévus n’ont pas été utilisé par le Gouvernement !
3. Des problèmes de mobilité de plus en plus importants
Après cinq années de Gouvernement, on ne compte pas un seul projet qui ait été marqué du sceau du succès :
- La bérézina de la réforme du réseau de la STIB (un quart du budget régional) ;
- Les déboires des réseaux Noctis et Collecto ;
- Le plan financier CITEO ;
- La mise en place laborieuse de Villo.
Mais comme le Ministre Smet a le sens des priorités, les trams et les bus ont changé de couleur, les taxis devraient également être repeints et les aubettes dont devenues des « Kiosks » et des « Bootiks ».
Pourtant plébiscitée par les Bruxellois, l’extension du réseau de métro n’a pas été étudiée. A peine a-t-on connu l’inauguration de deux stations en une législature….Dernière en date, celle de la Gare de l’Ouest, juste avant les élections. Un projet, s’il fallait le rappeler, qui n’est que la concrétisation d’une initiative lancée par un Ministre libéral, Hervé Hasquin., aucun plan sérieux n’aura été défini pour étendre le métro, en particulier sur l’axe Nord-Sud.
Face à une politique 100% gadget, la Région bruxelloise n’est certainement pas sur les bons rails alors que le Bureau du Plan prévoit que d’ici 2030, on risque d’assister à une augmentation de 30% du nombre de passagers/kilomètre et une hausse de 18% des émissions de gaz à effet de serre dans le pays.
Nous sommes aussi loin des objectifs du PRD visant à réduire de 20% la congestion de la circulation. Bruxelles subit une augmentation annuelle de 4% de la circulation automobile. Plus de 50% des Bruxellois utilisent leur véhicule pour se déplacer en ville mais aucune alternative sérieuse n’a été mise en place pour limiter le trafic automobile et la pollution atmosphérique :
- Pas de fiscalité verte pour les automobiles ;
- Insuffisance des parkings de dissuasion aux abords de Bruxelles ;
- Réglementation hasardeuse contre les pics de pollution de plus en plus fréquents (60/an dans certains quartiers);
Juste avant les élections communales, Pascal Smet avait lancé cyclo city, avec le peu de succès que l’on connait … maintenant qu’il est candidat au Régionale, il lance Villo qui risque non seulement d’être un nouvel échec, mais aussi de détériorer la qualité de l'espace public.
4. Une fracture sociale qui s’aggrave
Durant le règne de l’Olivier – présenté comme le règne d’un Gouvernement progressiste – la fracture sociale ne s’est absolument pas résorbée. Que du contraire…
Quelques chiffres issus du rapport 2008 sur l’état de la pauvreté en Région bruxelloise :
La Région bruxelloise est, en Belgique, l’endroit où la part de population sous le seuil de risque de pauvreté est le plus élevé, soit entre 15 et 37%;
20% de la population active et 18% des jeunes de 18 à 25 ans vivent d’un revenu de remplacement ou d’un revenu minimum ;
28% des Bruxellois vivent dans un ménage dont la personne de référence estime qu’il n’arrive que (très) difficilement à nouer les deux bouts (pour 21,8% en Wallonie et 11,7% en Flandre)
68% des Bruxellois de 16 ans et plus ne participent pas à des activités sportives, récréatives ou artistiques : l’intégration sociale recule donc à Bruxelles ;
39,4% des Bruxellois vivent dans un ménage qui ne peut se permettre de prendre une semaine de vacances hors de la maison ;
21,4% des ménages bruxellois n’ont pas de connexion internet pour des raisons financière : la fracture digitale est deux fois plus importante à Bruxelles qu’en Wallonie
Contrairement au Gouvernement précédent MR-PS qui avait fait passer la dotation de la Cocof provenant de la Région bruxelloise de 81 à 122 millions d’euros, l’Olivier a été incapable de financer un nouvel accord sectoriel pour le secteur non-marchand. Un secteur qui œuvre quasi exclusivement dans le domaine de la santé et des services aux personnes. Un secteur qui concerne plus de 10.000 personnes qui se battent pour réduire la fracture sociale.
La Cocof est structurellement sous-financée à cause des mauvais accords de la Saint-Quentin qui ont conduit à des transferts de compétences sans transferts de moyens suffisants. Des transferts répartis entre la Cocof et la Région Wallonne selon une clé 77/23. Une clé qui est naturellement défavorable à la Cocof et que l’axe PS-cdH aurait très bien pu revoir en adoptant un décret. En effet, toutes les autres clés de répartition entre la Cocof et la Région Wallonne (Magellan…) se déclinent selon un rapport 75/25. Passer de la clé 77/23 à la clé 75/25 permettrait à la Cocof de disposer de 8,2 millions d’euros supplémentaires/an ce qui permettrait de couvrir en grande partie les demandes du secteur non-marchand. Cela constituerait un effort mineur pour les budgets de la Région wallonne et de la Communauté française et aurait des conséquences majeurs à Bruxelles.
Non seulement les partis qui sont actuellement au Gouvernement ont, à l’époque, voté ces mauvais accords de la Saint-Quentin et sont donc responsables de la faute historique qui met la Cocof aux soins intensifs budgétaires mais de surcroît, on peut durement critiquer les partis présents à la Cocof, la Communauté française et la Région Wallonne de ne pas avoir modifié une clé de répartition totalement défavorable à la Cocof alors que tant la Région wallonne que la Communauté française retrouvent des marges et que la Cocof est totalement exsangue. Le moins que l’on puisse dire, c’est que la Cocof n’est pas récompensée d’avoir été financièrement solidaire des grandes difficultés budgétaires de la Communauté française dans les années nonante.
5. Un avenir institutionnel flou et un manque d’ambitions internationales
Dans le débat institutionnel belge, Bruxelles a été tout simplement aphone ces dernières années.
Le Mouvement Réformateur a pratiqué la politique de la main tendue et appeler à l’unité des Francophones, la seule réponse du cartel PS-cdH-ECOLO aura été le silence et la léthargie pour mode d’action ;
Sur le plan de l’image européenne et internationale, le tant vanté PDI du Ministre-Président Picqué est un ballon de baudruche. Aucun projet concret n’a été mis sur la table, pas une seule zone stratégique ne connaît véritablement sa destinée et il n’existe toujours pas la moindre ligne de montage financier pour développer ces portions de territoire :
- Toujours pas de décision pour le stade national bruxellois dans la perspective de la coupe de 2018 ;
- Au Heysel, la Région et la Ville de Bruxelles poursuivent des objectifs opposés et mini-Europe (une des attractions touristiques privées qui attire le plus de monde) fête ses 20 ans dans l’incertitude quand à son avenir ;
- L’avenir de Schaerbeek-Formation reste dans les limbes ;
- Le quartier de la Loi fait l’objet de beaux plans, que des plans.
La seule initiative phare pour Bruxelles est la création du prochain Musée Magritte, un partenariat public-privé auquel la Région n’est même pas associée. A part cela, rien !
Capitale de l’Europe, siège de l’OTAN et du plus grand nombre de représentations diplomatiques au monde, Bruxelles chute pourtant dans tous les classements de ville d’affaires et de congrès ;
Métropole cosmopolite, Bruxelles ne bénéficie pas d’une stratégie concertée des différentes institutions régionales pour l’accueil et l’intégration des migrants. En outre, il n’existe toujours pas chez les Francophones de réel « parcours d’intégration » (cours de langues et orientations sociales), une vieille revendication du Mouvement Réformateur, comme le demande pourtant les acteurs associatifs.
Le manque de promotion et de soutien de la Région pour ses universités et ses instituts d’enseignement supérieur font que Bruxelles n’est pas perçue comme une Ville formative, alors qu’elle est la plus grande Ville d’enseignement du pays (74.000 jeunes environ).
6. Des finances en danger
Grâce à la bonne gestion du Gouvernement précédent et à un contexte économique favorable (augmentation des recettes immobilières), le Gouvernement Olivier a commencé cette législature dans l’opulence. La majorité a consacré ces marges budgétaires à des politiques gadgets. Résultats : la législature se termine sur un budget de crise et le prochain Gouvernement devra se serrer la ceinture de manière drastique.
Une politique budgétaire déraisonnable a été menée durant 5 ans et a été jugée durement par la Cour des compte : 178 millions d’euros de recettes totalement aléatoires au budget 2009 (impôts surévalués, recettes aléatoires, sous-utilisation excessive des crédits…)
Citeo : l’irresponsabilité du Ministre Smet a plombé le budget de la STIB, obligée de vendre son siège et de réaliser 150 millions d’euros d’économie ;
Bonne gouvernance : Les recettes fiscales représentent en Région bruxelloise 50% des recettes totales du budget (pour 35% environ en Région Wallonne et 42% en Région flamande). Cela signifie que, contrairement aux deux autres Régions, le budget bruxellois est ultra dépendant de la conjoncture économique et immobilière. En début de législature, le contexte général était très favorable. Sur base de ces recettes conjoncturelles, le Gouvernement a mené des politiques engageant des dépenses récurrentes (ex : augmentation du nombre de fonctionnaires de plus de 600 unités). Aujourd’hui que le contexte économique se dégrade, la Région doit réaliser des budgets d’austérité ;
Réalité catastrophique de la Cocof : entre les budgets 2006 et 2007, le déficit a augmenté de 77%, soit plus de 11 millions d’euros et la Cocof voit sa trésorerie plonger dans le rouge de manière inquiétante (- 17,5 millions en un an) et ne peut évidemment pas assumer le refinancement du secteur non-marchand
Partie 2 : Une opposition constructive et tenace
En cinq années de législature, le groupe MR ne s’est pas limité à tirer des flèches sur le Gouvernement mais a déposé des projets sur la table. Grâce à nos députés qui comptent parmi les plus actifs de l’assemblée (50% des questions pour 27% des parlementaires), pas moins de 173 propositions d’ordonnances et de propositions de résolutions ont été introduites au PRB sans compter celles déposées à l’ARCC et à la CoCof
- Si certaines n’ont pas été soutenues par la majorité, elles n’en ont pas moins inspiré directement le gouvernement bruxellois et le collège de la CoCof dans la conduite de leurs politiques, à l’exemple des projets à venir de Parcours d’intégration citoyenne et de contrat de projet professionnel obligatoire ;
- D’autres encore ont permis d’avancer dans un certain nombre de dossiers à l’instar de la bonne gouvernance (archives publiques bruxelloises, modification de la loi communale pour la mise en ligne de toutes les informations publiques officielles) et de la santé (lutte contre l’hépatite C), de la gestion financière (investissements socialement responsables), d’aménagement du territoire (obligation de prévoir dans tous les pôles de développement urbanistique au minimum 1000 m² d’infrastructure pour les personnes handicapées),
Unique force d’opposition démocratique, le groupe MR a également démontré son sens de la responsabilité quand il y a eu lieu, à de nombreuses reprises, de remplir le quorum pour voter des textes législatifs alors que les députés de la majorité n’étaient même pas présents en nombre suffisants pour adopter leurs….propres projets.
Afin de rendre sa place à Bruxelles nous avons mené pendant l’intégralité de la législature une opposition positive, faite de proposition, d’étude et soutien aux projets qui le méritaient (principalement des transpositions de décrets européens).
1. L’enjeu de la formation et de l’enseignement
L’analyse du « défi social bruxellois » portée par le MR a mis en évidence l’erreur fondamentale de la majorité :
L’actuel gouvernement a adopté le contrat économie-emploi (C2E) en l’inscrivant dans une double dynamique : situation de chômage structurel, d’une part, et mythe d’un retour ou d’un renforcement possible de la production industrielle à Bruxelles, d’autre part.
Le discours qui sous-tend le C2E est simple, voire simpliste : Il faut doper l’économie bruxelloise en injectant de nouveaux moyens budgétaires et en mobilisant toutes les réserves foncières disponibles (notamment celles laissées en déshérence par la SNCB) pour attirer des nouveaux investisseurs extérieurs et développer des zonings d’activités industrielles (à l’instar du travail accompli depuis vingt ans par la SDRB). Ainsi fait, on pourra relever le taux d’emploi et diminuer de facto le chômage bruxellois. Dans cet esprit, l’équation est imparable : C2E = plus d’économie = plus d’emploi = moins de chômage bruxellois. Elle a bluffé le plus grand nombre. Pourtant : elle est fausse pour Bruxelles !
Avec ou sans C2E, l’économie régionale, première du pays, n’ aura pas vu de différence et les emplois créés ne profitent pas assez aux Bruxellois.
Il est faux de prétendre que le C2E, dans sa dynamique économique, constitue une réponse pertinente au problème structurel du chômage bruxellois. Pis, on peut même affirmer que les efforts de Bruxelles pour dynamiser son économie profitent essentiellement aux non-Bruxellois. L’équation C2E (plus d’économie = plus d’emploi = moins de chômage bruxellois) est donc fausse parce qu’elle crée un lien direct pervers entre le développement économique de Bruxelles et le taux de chômage de ses habitants. CQFD. Ce grand bluff est ainsi démasqué. Pire : le C2E alimente le moteur d’une économie de service qui exclut les non ou peu qualifiés et intensifie cette exclusion.
Le MR a été le seul parti bruxellois à mettre en évidence l’urgence de miser sur la formation, la qualification et l’enseignement technique et professionnel pour résoudre le problème du chômage. C’est d’un « Plan Marshall de la formation » ou d’un « contrat économie-formation-emploi » dont Bruxelles a besoin. Pas d’un C2E. Aujourd’hui, tous les partis se sont ralliés à cette analyse et le thème de la formation – qui n’apparaissait pas comme un enjeu en 2004 – est revenu au cœur du débat politique.
2. L’efficacité de la mobilité
Depuis son arrivée comme Ministre de la Mobilité, Pascal Smet nous prétend qu’il va faire changer la mobilité à Bruxelles et on peut presque dire qu’il a réussi son pari. En effet, on ne sait presque plus bouger dans Bruxelles…
Les députés MR rappellent depuis le début de la législature l’importance du métro pour une Région comme Bruxelles. Chacun sait en effet que, malgré ses coûts élevés, le développement du réseau est la seule solution pour désengorger Bruxelles.
Il a fallu plus de 4 ans avant que le Gouvernement bruxellois ne réagisse par l’intermédiaire du Fédéral qui, via Beliris, a commandé une étude de faisabilité de l’extension du réseau pour l’axe Nord Schaerbeek-Evere… le Sud peut toujours attendre ! Il est vrai que Pascal Smet parlant des Ucclois le 8 octobre les appelait « ces bourgeois qui malgré leur éducation ne respectent pas les règles ».
Le groupe a d’autre part largement commenté les différentes ruptures de charge imposées aux voyageurs par la restructuration du réseau STIB, mais là, force est de constater que le confort des voyageurs n’est pas primordial pour la majorité actuelle qui ne s’en préoccupe pas.
Le MR été le groupe parlementaire qui s’est également préoccupé des autres moyens de transport dans la Région et de leur sécurisation (piétons, vélos, deux-roues motorisées, mais aussi voiture…)
En effet, ce n’est qu’en conjuguant les différents moyens de transport et en n’opposant pas les voyageurs qu’on pourra espérer décongestionner notre Région.
3. Une politique diversifiée du logement
Le Gouvernement Olivier n’a abordé la problématique du logement qu’en misant sur le Plan logement. Un Plan de création de logement sociaux et de logements moyens adopté sous la fin de la législature… Simonet !
Le MR a multiplié les initiatives pour démontrer la nécessité d’embrasser l’ensemble de la politique du logement pour répondre à la crise, soit :
o Développer la création de nouveaux logements privés et sociaux;
o Stimuler l’accès à la propriété via notamment le Fonds du logement (prêts à taux réduits, etc.), le développement des Agence Immobilières sociales (allocation-loyer, etc.) ou la portabilité des droits d’enregistrement ;
o Diminuer la fiscalité sur le logement familial ;
o Mener des politiques pour permettre aux Bruxellois qui sont dans un logement social de devenir propriétaire de leur habitation (acquisitif social) ;
o Rénover les centaines de logements sociaux vides ;
o Taxer davantage les immeubles abandonnés ou inoccupés
Plus personne, à part François Dupuis, ne pense qu’on va répondre à la crise du logement en se limitant uniquement à construire des logements sociaux. Le MR est le seul parti à Bruxelles à avoir martelé ce discours qui fait qu’aujourd’hui cette analyse est partagée par tous les spécialistes du logement
4. La place de Bruxelles
Lorsque le débat institutionnel a pris le devant dans notre Pays, nous avons joué la politique de la main tendue et avons proposé à maintes reprises au Gouvernement et principalement aux francophones d’exprimer d’une voix claire et positive la position de la Région de Bruxelles-Capitale. La majorité actuelle n’a jamais daigné nous écouter et a préféré avancer seule sans concertation…
Lors de la sortie du premier Plan Marshall, Jacques Simonet déjà demandait au Gouvernement de faire en sorte que Bruxelles soit pris en compte dans les propositions wallonnes. Nous proposons que les Régions bruxelloise et wallonne bénéficient d’une réelle instance de décision commune qui serait à même de créer des synergies entre Francophones. Si certains semblent nous donner raison actuellement qu’on-t-il fait, si ce n’est donner un strapontin à Benoît Cerexhe comme Ministre associé du Gouvernement de la Communauté française ?
Dès la sortie du PDI, nous avons toujours proposé d’ouvrir une discussion large pour choisir au mieux la localisation des grandes infrastructures nécessaires au développement de Bruxelles. A la place de cette discussion positive demandée par les architectes, les entrepreneurs et les pouvoirs publics concernés, nous assistons à une bataille entre la Région et la Ville de Bruxelles, à la création d’un nouveau concept : le SSDF stade sans domicile fixe, et la mise en péril d’une des activités touristiques les plus visitées de Bruxelles : Mini-Europe. Si tous s’accordent quant à la nécessité d’un débat, le Gouvernement campe sur ses positions.
Pour le MR Bruxelles doit être fière d’être la Capitale de près de 500 millions d’Européens. Non il ne s’agit pas d’une fatalité - comme certains l’ont trop souvent laissé entendre - mais d’une opportunité. Les réformateurs veulent développer le dialogue entre les institutions européennes et les Bruxellois pour arriver à une harmonie et à une pérennisation de notre Région cosmopolite. Je voudrais soulever ici le combat qui fut celui de Frédérique Ries pour la reconnaissance de Bruxelles comme siège unique du Parlement européen. Cette pétition signée par plus d'un million de citoyens européens demandait de supprimer les allers-retours de Bruxelles à Strasbourg pour les 785 députés du Parlement.
Conclusions
Alors que les partenaires de l’actuelle majorité se répandent en louanges sur leur bilan pourtant catastrophique et multiplient les déclarations pour rempiler ensemble dans le prochain Gouvernement, la qualité de vie a diminué et la fracture sociale a augmenté. Les finances régionales sont dans le rouge. La crise du logement fait rage comme jamais et les Bruxellois grossissent les files du chômage par manque d’offre de formations valables. Aucune avancée environnementale n’a été réalisée au bénéfice des Bruxellois.
Le MR, après avoir durant 5 ans mené une opposition constructive, entend prendre en main le destin des Bruxellois. Cette majorité a échoué dans les grands objectifs qu’elle s’était fixée. Le MR est le seul parti qui, à
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Taxis Collecto, c'est déjà fini !
Sans grande surprise, le système COLLECTO est en route pour rejoindre sur orbite les échecs déjà fort nombreux de Pascal Smet et ce, après l’avis rendu par le Tribunal de commerce. Après les déroutes du schéma financier CITEO, des lignes NOCTIS, des changements du réseau de la STIB, des rames de métro BOA, de VILLO et de la piscine au bord du canal, il ne manquait plus qu’une plume au chapeau du Ministre de la Mobilité : les taxis collectifs bruxellois.
Comme le précise Françoise Schepmans, Présidente du groupe MR, « La justice n’a fait que confirmer ce que nous redoutions depuis le départ, la mise en place et la gestion hasardeuses du projet. Au mois de novembre dernier, j’avais déjà tiré la sonnette d’alarme en interpellant le Ministre Pascal Smet sur la chronique d’un échec annoncé. Toujours aussi peu convaincant, il avait plaidé des erreurs de jeunesse en passe d’être résolues sur les attestations des chauffeurs, le recours aux GPS ou encore la promotion de l’offre. Preuve en est aujourd’hui que le dossier a bien été mal géré ».
Fait inquiétant, la justice a basé son avis sur le non-respect du cahier des charges par l’exploitant du réseau. « Il est particulièrement interpellant de constater que depuis plusieurs mois, l’Administration s’est visiblement peu penchée sur certains manquements. Or, le montant de la subvention régionale est directement lié au respect des clauses du partenariat », énonce Françoise Schepmans, « Le Ministre Pascal Smet a réservé un très mauvais poisson d’avril aux Bruxellois qui lui accordaient encore le bénéfice du doute ! ».
A deux mois des élections régionales, le Ministre de la Mobilité aura démontré qu’il est incontestablement un grand agitateur d’idées, mais uniquement…d’idées avortées.

Extension de Bruxelles-National
Françoise Schepmans, Présidente du Groupe MR au Parlement bruxellois, s’étonne de l’annonce de Brussels Airport Company de créer un nouveau terminal « LOW-COST » à Bruxelles National pour le printemps 2009. Cette décision, prise de façon unilatérale et sans concertation, jette un nouveau pavé dans la mare et confirme l’attitude constante des gestionnaires de l’aéroport : aucune évaluation sérieuse sur les incidences environnementales des investissements !
Les riverains de l’aéroport se réjouissaient qu’avec le départ de DHL (prévu fin mars), leurs nuits allaient être enfin plus paisibles, et voilà qu’on leur parle de créer un terminal spécialement dédicacé au low-cost, donc à des vols utilisant les créneaux horaires les moins fréquentés et les moins chers.
Françoise Schepmans déplore cette décision prise sans aucune réflexion ni aucune concertation. Elle rappelle sa volonté de limiter l’activité aéroportuaire à 250.000 mouvements maximum par an Bruxelles National se trouve à proximité des zone urbaines de Bruxelles, Louvain et Malines et doit donc se spécialiser dans des activités de jour, ce qui signifie le respect du sommeil des riverains durant la période de nuit (23h-7h).
Le MR s’interroge sur le silence du Gouvernement bruxellois face à cette décision unilatérale et veut connaître les mesures qui seront prises pour qu’on respecte enfin les centaines de milliers de riverains de Bruxelles National.

L'étude sur l'identité bruxelloise
L'étude sur l'identité de la Région bruxelloise : La montagne a accouché d'une souris. Le Ministre-Président Charles Picqué a communiqué le lundi 14 mars 2009 les résultats d'une étude commandée, en novembre 2008, pour cerner l'identité de la Région bruxelloise. Après quatre mois d'attente et la mobilisation d'un budget de 300.000 EUR, il faut regretter que la montagne a accouché d'une souris.
L'amour des Bruxellois pour leur Région, le cosmopolitisme à la base d'une Ville-Monde ou encore la dichotomie sociologique entre certains quartiers séparés par le canal, ne s'agit-il pas de thèmes fort connus et maintes fois discutés par le passé ? Poser la question, c'est y répondre : aucun élément nouveau, substantiel et pertinent n'a été mis sur la table ! Comme l'énonce Françoise Schepmans, Présidente du groupe MR, « Tout au plus, nous savons désormais que l'attachement de nos concitoyens à leur identité est comparable à celui que l'on observe en Bretagne ».
« La majorité PS-cdH-ECOLO se gargarise d'avoir identifié une identité positive et forte, source de potentiels immenses pour la Région bruxelloise », précise Françoise Schepmans. « En doutaient-ils vraiment alors que cette conclusion a déjà été énoncée en 2005, à l'occasion des Assises du Tourisme sous l'égide de la COCOF ? Ils ne font que faire tourner les assiettes à défaut de mener des politiques concrètes ! ».
Le Ministre-Président Picqué gagne du temps en nous présentant un dernier écran de fumée face à un PDI déjà fort bien en jachère. L'étude sur l'identité bruxelloise, c'est beau, c'est cher et cela ne servira surtout à rien.

Pics de pollution: poudre aux yeux !
A peine l'encre était-elle sèche sur l'arrêté du gouvernement bruxellois relatif aux mesures d'urgence en cas de pics de pollution atmosphérique, que la copie est déjà désavouée par les....forces de l'ordre. Motif ? Inapplicable !
« Vu les incohérences flagrantes de l'arsenal bruxellois, il ne fallait guère être devin pour prédire son échec ! », précise Françoise Schepmans, Présidente du groupe MR, « Les Ministres Evelyne Huytebroeck et Pascal Smet ont tout faux. A quoi bon se limiter à mesurer les seuils de pollution de novembre à mars quand le phénomène prévaut aussi en été ? C'est de l'écologie fantaisiste ! Que dire encore de ces fameux parkings de dissuasion et des ressources humaines qui n'existent pas en nombre suffisant pour accueillir et guider les navetteurs lors des interdictions partielles ou totales de la circulation ? De la poudre aux yeux ».
Face à un problème environnemental de taille, la majorité a voulu briller d'ingéniosité avec des gadgets comme les plaques alternées mais ne s'est même pas attelée à rédiger un dispositif cohérent, crédible et concerté : « chaque zone de police peut s'organiser comme elle l'entend avec un risque de chaos de la mobilité, l'immobilisation des véhicules contrevenants n'est pas prévue et, comble de l'ironie, l'ordonnance n'habilite pas les agents du....trafic à verbaliser les automobilistes », regrette Françoise Schepmans.
Il faut regretter que la majorité ne se soit pas concentrée sur des mesures concrètes. Il faut revenir à plus de pragmatisme : 1° améliorer drastiquement le système des transports en commun et développer enfin l'offre de métro 2° favoriser la fiscalité verte pour les voitures moins polluantes (la « pastille bleue ») 3° favoriser la création de zones de basse émission dans la ville.
La pollution atmosphérique tue 10.000 de nos concitoyens par an, le groupe MR prend ses responsabilités et refuse l'écologie bon marché, les effets d'annonce qui n'auront rien apporté en cinq années de législature.

Lutte contre l'hépatite C
Françoise Schepmans, Présidente du groupe MR, se félicite de ce que l'Assemblée de la Commission communautaire commune a approuvé à l'unanimité sa proposition de résolution relative à la lutte contre l'hépatite C. Pour rappel, ce fléau encore trop méconnu est la deuxième cause de mortalité dans notre pays, son taux de contamination et de mortalité est largement supérieur à celui du virus HIV. Il importait d'inscrire la Région bruxelloise dans l'effort global belge contre l'hépatite C, en développant davantage notamment les programmes de dépistage mais aussi de soutien aux malades et à leurs familles.

Plan Marshall pour les jeunes bruxellois
Le début du mois de mars n’a décidément pas été de tout repos pour Benoît Cerexhe. Son dernier tour de prestidigitateur sur le bilan de l’emploi n’aura vécu qu’un bref instant: l’organisme EUROSTAT vient de confirmer que la Région de Bruxelles-Capitale consolide sa position dans le top 10 des 244 régions européennes les plus touchées par le chômage. Quant aux statistiques d’ACTIRIS, elles ont grimpé en mars à 20%.
Accourue à la rescousse du Ministre de l’Emploi, la Présidente du cdH Joëlle Milquet s’essaye aussi aux paillettes et au tour de passe passe. «Le cdH nous annonce fièrement son projet de Plan Marshall pour l’emploi des jeunes bruxellois. Dignes des carabiniers d’Offenbach, ils réalisent seulement aujourd’hui que certains quartiers comptent 40% de jeunes sans emplois alors que cette initiative aurait du être prise en début de législature», regrette Françoise Schepmans, Présidente du groupe MR.
Elle ajoute également: «Encore un écran de fumée bien tardif! Investir dans l’éducation, la formation et rendre obligatoire les contrats de projet professionnel, ce sont les fondamentaux que le groupe MR a toujours plaidé face au Ministre Benoît Cerexhe, en vain. Aujourd’hui, Joëlle Milquet s’approprie les idées de l’opposition pour compenser la vacuité du bilan de l’emploi et meubler le programme électoral du cdH. Tout en élégance et en crédibilité! Son Ministre bruxellois aurait du consacrer moins de temps à sa politique bling bling des réformettes ACTIRIS et s’attaquer en priorité au taux de chômage des jeunes le plus élevé en Europe, un scandale qui ne porte pas son nom!».
Le groupe MR est certain que les électeurs bruxellois préféreront ses idées originales, pragmatiques et novatrices et pas une basse copie à bon marché et électoraliste. Des mesures urgentes s’imposent dès la prochaine législature: l’obligation des contrats de projet professionnel pour tous, l’imposition d’objectifs mensuels à atteindre pour les conseillers emplois, le coaching hebdomadaire des demandeurs d’emploi, l’envoi systématique d’offres ciblées par SMS et par courrier électronique, l’obligation de suivre des cours de langues et l’optimalisation des fonds attribués aux ACS pour financer les dispositifs de formation.

Observatoire bruxellois de la sécurité
S’il est vrai que depuis longtemps, le Groupe MR demande une évaluation des résultats concrets des politiques de sécurité et de prévention, Françoise Schepmans, Présidente du groupe MR, se pose la question de l’intérêt :«de ce nouveau bidule. La sécurité a bon dos!». Outre qu’il ne contribue à rien sur le plan qualitatif et qu’il alourdit la voilure des structures publiques, cet outil fait aussi peu de cas des services existants mais aussi du pouvoir législatif. «En effet», précise Françoise Schepmans, « rien n’est prévu en termes de synergie directe avec les acteurs principaux en terme de sécurité, à savoir les zones de polices bruxelloises. Il faut également regretter qu’un rapport annuel sera transmis uniquement au gouvernement et que des enquêtes ne pourront pas être réalisées à la demande du Parlement».
Françoise Schepmans rappelle que«les Bruxellois n’ont pas besoin d’Observatoire ou d’études complémentaires pour leur confirmer ce qu’ils vivent au quotidien at que semble découvrir le Gouvernement! Plutôt que la gabegie de la majorité PS-cdH-ECOLO, nous préconisons d’allouer directement ces 500.000 EUR à l’installation de caméras de surveillance, de systèmes de télé-surveillance des commerces ou encore au renforcement de l’éclairage public »

Archives publiques de la Région bruxelloise
En sa séance plénière du 6 avril 2009, le Parlement bruxellois a voté à l'unanimité ma proposition d'ordonnance relative à la gestion et à la conservation des archives publiques. Peu de gens le savent mais le Ministère bruxellois gère à ce jour près de 12 kilomètres de trésors inestimables comme des notes du Conseil de Régence du 19ème siècle et les plans de construction de certains quartiers comme la zone Louise. Or, cette mission était régie jusqu'à présent par une loi désuète de 1955 qui imposait à la Région bruxelloise de transférer ses archives définitives aux Archives générales du Royaume. Avec cette ordonnance, non seulement la Région gère mieux son patrimoine (en ce compris les documents des cabinets ministériels et des organismes d'intérêts publics comme la STIB) mais elle est habilité à conserver ses archives. C'est un grand pas pour notre Région, ses chercheurs et curieux mais aussi pour la bonne gouvernance.

Bilan de l'emploi: Prix du bricolage
A l’occasion d’une conférence de presse organisée ce mercredi 11 février 2009 sur l’emploi en Région bruxelloise, le Ministre Benoît Cerexhe et le directeur général de ACTIRIS, Eddy Courtheoux, ont définitivement franchi le Rubicon.
« Lorsqu’ils déclarent que l’on assiste à une décrue statistique par comparaison à la législature précédente, oublient-ils que l’on comptait 86.000 demandeurs d’emploi en août 2004 pour 95.000 en janvier 2009 (+10,5%) ? ». Françoise Schepmans, Présidente du groupe MR, précise également : « Benoît Cerexhe se réjouit de ce que le chômage soit passé sous la barre des 90.000 unités lors cette législature. Certes, nous pouvons nous en réjouir mais cela n’a eu lieu que….trois modestes mois sur les cinq dernières années ! Nous sommes toujours la lanterne rouge belge et européenne ».
Elle refuse le fatalisme d’un chômage de masse et prône le pragmatisme : « alors que l’on annonce un emplâtre sur une jambe de bois , soit la multiplication des emplois publics ACS, le groupe MR appelle le gouvernement à adopter les recettes qui gagnent : l’obligation des contrats de projet professionnel pour tous, l’imposition d’objectifs mensuels à atteindre pour les conseillers emplois, le coaching hebdomadaire des demandeurs d’emploi, l’envoi systématique d’offres ciblées par SMS et par courrier électronique, l’obligation de suivre des cours de langues et la optimalisation des fonds attribués aux ACS pour financer les dispositifs de formation ».

Non à l'économie dirigée à la sauce Picqué
L’encre était à peine sèche sur le plan de relance bruxellois que le Ministre-Président Charles Picqué a soutenu, ce matin, l’adoption d’une stratégie régionale de redéploiement économique. Il s’agit là d’un camouflet pour cinq années d’envolées lyriques sur une croissance durable et porteuse pour tous !
Au terme de la législature, le chef de l’exécutif crie « Eureka ! » avant de plaider la diversification des secteurs économiques et leur mise à disposition de surfaces d’accueil suffisantes. Or, ne s’agit-il pas d’évidences défendues depuis des années par tous les acteurs, en ce compris la SDRB ? Le Ministre Benoît Cerexhe appréciera la mention « insuffisant » sur son bulletin. Il est mis hors jeu pour la deuxième fois après la reconduction de Eddy Courteoux aux commandes d’ACTIRIS.
Françoise Schepmans, présidente du groupe MR, s’interroge également sur l’OPA orchestrée par Charles Picqué sur les compétences en matière d’emploi : « On peut se demander si le cdH partage le souhait de multiplier les emplois publics au lieu de renforcer les fonds pour le poumon de notre économie que sont les PME-TPE. La Région consacre déjà 169 millions EUR (plus de 5 milliards d’anciens BEF) pour près de 9.000 emplois ACS, un coût par habitant trois fois supérieur à la Flandre. Point de salut hors des emplois publics précaires ? L’archaïsme a-t-il vraiment changé de camp ? Nos concitoyens ont besoin de formations qualifiantes et d’entreprises performantes, pas d’un palliatif au rabais qui a démontré ses limites partout en Europe ».
Le groupe MR dénonce le manque de cohérence et d’ambition de la part de la majorité PS-cdH-ECOLO, il s’étonne également de ce que Ministre-Président socialiste fasse porter la responsabilité du chômage sur les…fonds fédéraux pour les plans de résorption (bonjour Madame Milquet !). Lorsque ACTIRIS n’est même pas capable d’afficher plus de 2.500 offres d’emplois pour 95.000 chômeurs et que son service d’accompagnement est si performant qu’un chômeur sur cinq signe un contrat d’activation, est-ce vraiment une question de moyens ? C’est loin d’être tout à fait juste !
Françoise Schepmans demande au Ministre-Président de revenir aux fondamentaux : « le redéploiement économique doit passer par la relance des investissements dans des travaux d’infrastructures culturelles (salles de spectacle, centre européen d’exposition), sportives (stade national), d’affaires (centre de congrès) et de mobilité (extension du métro bruxellois) ».

Cohésion sociale: occasion manquée
Le Parlement francophone bruxellois (COCOF) a adopté un projet de décret visant à intégrer un centre régional pour le développement de l’alphabétisation et l’apprentissage du français pour adultes dans le décret «cohésion sociale». le MR regrette que les mesures liées à l’accueil des primo-arrivants soient incomplètes et, partant, que l’outil du parcours d’intégration citoyen ait été éludé.
A cet égard, Françoise Schepmans déplore l’incohérence du Collège: «Face au défi majeur qui est celui de l’insertion des migrants, en ce compris 1.000 régularisations par mois et 15.000 regroupements familiaux par an en Belgique, il y a manifestement un décalage entre le dossier du Ministre de tutelle Charles-Picqué et les annonces du chef de l’exécutif de la COCOF. Le projet de décret voté manque d’ambition en ne se concentrant uniquement que sur l’alphabétisation et l’apprentissage du français. Or, nos partenaires européens, en ce compris des majorités de gauche, ont compris tout l’intérêt d’une meilleure intégration basée sur la connaissance de la langue mais aussi des principes d’orientation sociale (information sur le travail, le logement, les droits et les devoirs, etc.). La majorité n’aime décidément pas le thème de la responsabilité réciproque ».

Au pays des rêves de Joëlle
Dans la brochure pré-électorale qui est actuellement diffusée par le cdH aux Bruxellois, Joëlle Milquet et Benoît Cerexhe n’ont pas peur de prendre leurs rêves pour des réalités. En effet, ils ne sont pas avares dans l’énumération des « réalisations humanistes », quitte à maquiller la réalité et à se réapproprier les actions de leurs partenaires :
1. « Actiris remplace l’Orbem » : le taux de chômage de 20% et le sous-emploi des jeunes de l’ordre de 45% dans certains quartiers, sont des sinistres records au sein de l’Union européenne. Sous cette législature, le budget alloué aux demandeurs d’emplois n’a eu de cesse d’être augmenté (211 à 248 millions EUR de 2005 à 2008) pour une absence nette de résultats ;
2. « Le contrat pour l’économie et l’emploi » : une stratégie qui aura eu le mérite d’accorder la priorité à la création d’emplois très qualifiés dans une Région où…90% des chômeurs sont unilingues et sans formation utile ;
3. « Création de 5.000 nouveaux logements » : même la secrétaire d’Etat Françoise Dupuis n’ose pas parler de création mais bien d’identification de logements (à peine 1% du Plan logement a été réalisé à ce jour). Il est vrai que quitte à inventer de nouveaux concepts, pourquoi s’arrêter en si bon chemin ?
3. « Les logements sociaux ont été rénovés » : le succès est tel que près de 2.300 logements sociaux sont toujours inoccupés et que près de 30.000 familles attendent un toit ;
4. « Le Plan de développement international a été adopté » : l’important, c’est d’exister ! Mais deux ans après la présentation de ce catalogue clinquant, il n’y a toujours aucun projet crédible sur la table ;
Mais il faut se réjouir de…
« La réduction de la taxe à charge des chefs de ménage » : rappelons que cette action n’émane pas du cdH mais bien du Ministre libéral Guy Vanhengel qui appréciera sûrement d’être détroussé de sa paternité.
Françoise Schepmans, Présidente du groupe MR, s’étonne de cet autosatisfecit : « nous avons déjà eu droit à cinq années de show avec Benoît « Houdini » Cerexhe et les chiffres du chômage, mais avec la campagne électorale qui s’annonce et la maigreur du bilan de la majorité, le cdH est bien capable de faire sortir les clowns…Au pays des rêves, tout est permis ! ».

Actiris: la réforme cosmétique
Plus d'une année après les obsèques de l'ancienne ORBEM, le chômage est toujours une pandémie en Région bruxelloise. Pis, le nombre de demandeurs d'emploi est aujourd'hui supérieur à la période précédant la création de l'opérateur ACTIRIS (19,7% ou le triple de la moyenne européenne), voire même de celui enregistré à la fin de la législature précédente. En ce qui concerne les jeunes, la situation est encore plus dramatique, le taux de 35% de chômeurs est lui aussi un record sur le continent et plafonne jusqu'à 44% dans certains quartiers en difficulté. Contrairement à ce que dit le Ministre Benoît Cerexhe, "cela ne bouge pas à Bruxelles !".

COCOF: parcours d'intégration civique
Dans le cadre de la déclaration de politique générale de la COCOF, le chef du Collège Benoît CEREXHE s’est prononcé de manière inattendue sur le renforcement des mécanismes d’accueil des Primo-arrivants en Région bruxelloise. En effet, en appui des communes et des acteurs associatifs, le Collège projette de mettre en œuvre un système de parcours d’intégration qui viserait à la fois à l’apprentissage de la langue française mais aussi de la citoyenneté. Or, ne s’agit-il pas d’objectifs similaires à ceux d’une proposition de décret qui avait été proposée en 2004 par les Députés Françoise Schepmans et Serge de Patoul ? En son temps, ce projet avait été incendié par les (autoproclamés) monopolistes du social, ceux là même qui, aujourd’hui, en panne d’idées novatrices, se réfugient dans l’amnésie et dans l’art de la récupération.
Déjà oubliés les arguments oiseux lorsque la Majorité PS-CDH-ECOLO fustigeait une initiative censée ne pas permettre « la meilleure approche du problème », qui soutiendrait des dispositions dignes de « sources de dangers », voire « une société qui n’aurait que trop tendance à exiger des individus plus de preuves que de raison » ? Face à un tel revirement schizophrénique, Françoise Schepmans ne peut que se réjouir que sa proposition de décret aura finalement inspiré un Collège apathique : « manifestement, Benoît Cerexhe et ses collègues se sont débarrassés de leurs vieux évangiles en matière de politique d’intégration. Il est désormais politiquement souhaitable de plaider en faveur de structures organisées au sein desquelles les nouveaux migrants pourront apprendre le français et les valeurs de citoyenneté ».
Porteur du parcours d’intégration en Région bruxelloise, le Mouvement Réformateur rappelle ce qui a toujours été son attachement à une gestion plus efficace et pragmatique des flux migratoires : au cœur d’une métropole cosmopolite et au multiculturalisme incontestable, la mise sur pied d’un pareil dispositif soutient l’objectif de la cohésion sociale et de la citoyenneté partagée. Comme Françoise Schepmans le précise, « il aura fallu….quatre années à la majorité pour réaliser que ce type de mesure n’est ni « superflu », « opportuniste » ou encore « mégalomane » ».
Que de temps perdu depuis le début de la législature…

Elargissement du Ring de Bruxelles
Lors de la séance plénière de rentrée, les Députés bruxellois se sont penchés sur la proposition de la Flandre d'élargir le Ring de Bruxelles. Voici l'intervention que Françoise Schepmans, a faite au nom du Groupe MR.
A la lecture des nombreuses informations parues dans la presse durant les vacances d’été, nous ne pouvions bien évidemment pas manquer de revenir, en cette rentrée parlementaire, sur le projet souhaité par le Flandre de doubler la capacité du Ring Nord entre les autoroutes de Liège et de Gand situé aux portes de Bruxelles.
J’en prends pour preuve ici les nombreuses demandes d’interpellations, portant sur cet objet, déposées au greffe que le bureau élargi dans sa grande sagacité a décidé de renvoyer en séance plénière justifiant ainsi l’importance capitale de ce projet pour notre Région qui pour reprendre les propos d’une éminence socialiste bruxelloise « aura des conséquences gigantesques pour l’avenir de la mobilité de notre Région ».
Si durant le mois de juillet encore, nombreux pointaient du doigt le fait que l’enquête publique portant sur le projet d’étude d’incidence devait se clôturer le 18 août et que les documents y relatifs n’étaient disponibles qu’en néerlandais, fort heureusement, les autorités flamandes, sensibilisées par ces griefs, ont rectifié le tir en proposant une version française des documents et en prolongeant le délai de cette enquête de 60 jours qui se clôturera donc le 6 novembre prochain.
Si cette évolution obligée nous a été présentée comme ayant été décidée dans un souci de transparence et de clarté maximale, force est de constater qu’à la date où j’ai déposé mon interpellation, cette clarté n’était, loin s’en faut, pas le fait du Gouvernement bruxellois.
En effet à cette époque nous pouvions lire qu’un des membres du Gouvernement était à priori plutôt favorable à ce projet alors qu’un autre membre émettait par contre de plus vives réserves.
Aussi, Monsieur le Ministre vous admettrez qu’il était dès lors logique de s’interroger sur la position que le Gouvernement dans sa collégialité allait adopter lors de la réunion du comité de management du Ring programmée ce 10 septembre.
Entre-temps, nous avons pu prendre connaissance de ce que le Gouvernement en sa réunion de rentrée s’était mis d’accord sur la manière de préparer son avis en créant un groupe de travail composé de représentants des administrations et institutions régionales concernées tout en précisant que ces travaux seraient également éclairés de l’avis transmis par les communes bruxelloises.
Je ne doute pas que les débats qui se tiendront au sein de ce groupe de travail risquent d’être animés à la lecture de la position déjà avancée par certaines communes mais également par les propos de Madame Huytebroeck et de Monsieur Smet.
Si on peut reconnaître une certaine cohérence dans les propos de la Ministre de l’Environnement par rapport à ses orientations politiques qui suit l’avis de son administration à priori très réservée par rapport à l’objectif du projet, à ses impacts sur la mobilité et l’accessibilité mais surtout sur ses impacts environnementaux, on peut être davantage surpris par la position du Ministre de la Mobilité à priori favorable à ce projet mais qui il y a un peu plus d’un an précisait que « toutes les expériences en Belgique et dans le monde ont montré que de nouvelles routes entraînent une augmentation du nombre de voitures et donc d’embouteillages et que penser que la solution à nos problèmes de mobilité se trouve dans la construction de nouvelles routes sont de mauvais prémices » (CRI n°36-2006/2007 – page 37).
Je ne doute pas que pour votre défense, Monsieur le Ministre de la Mobilité vous ne manquerez pas de vous retrancher derrière le projet de plan IRIS 2 avalisé, par l’ensemble du Gouvernement et qui contient explicitement que ce plan appuie une augmentation mesurée de la capacité du Ring.
Autre élément de perplexité, les propos tenus par le directeur du bureau Stratec, précisant que la nouvelle capacité créée par ce projet devrait être saturée en 5 à 10 ans et qu’il ne s’agit pas là d’une solution à long terme. Difficile en effet de comprendre vouloir s’engager dans un projet de cette ampleur pour revenir dans 5 ou 10 ans à la situation que nous connaissons aujourd’hui mais en pire en terme de pollution atmosphérique dès lors que les sources seront doublées.
Perplexe, je le suis en effet, sachant que c’est précisément au bureau d’étude STRATEC qu’a été confiée la mission d’élaborer le nouveau plan régional des déplacements à l’horizon 2020. Se pose alors la question de savoir si ce projet d’élargissement contenu dans IRIS 2 (page 86) a bel et bien été proposé en son temps par le bureau Stratec ou s’agit-il d’une ajoute orchestrée par le Cabinet de votre Ministre de la Mobilité pour répondre aux attentes flamandes dans le cadre du plan START visant à doper l’activité de la zone Zaventem-Vilvoorde ?
Face à des propos et des positions aussi contradictoires et éloignés fleurant quelque peu la cacophonie, même si on devrait commencer à en avoir l’habitude » mais surtout dès lors que l’échéance se rapproche à grand pas, pouvez-vous me préciser :
- La position de la Région de Bruxelles-Capitale défendue lors de la réunion du comité de management du Ring programmée le 10 septembre et le cas échéant lors d’autres réunions ultérieures de ce comité ?
- A combien de reprises le groupe de travail chargé de l’examen de ce dossier s’est il réuni à ce jour ?
- Quelles sont les campagnes, menées à l’initiative de la Région, prévues en vue de consulter un maximum de Bruxelloises et de Bruxellois ?
- Combien de communes bruxelloises ont-elles déjà rendu un avis ou signifié leur position ?
- Quelles sont les options qui se dégagent suite aux discussions au sein de groupe de travail ?
Je vous demande également d’affirmer plus clairement votre volonté de réduire le trafic routier entrant dans Bruxelles.
Nous considérons qu’il faut également compter sur le RER, mais aussi prendre des mesures volontaires telles que la création des zones basses émission, la mise en place de parking de dissuasion, une fiscalité avantageuse pour les véhicules propres et l’interdiction des véhicules les plus polluants les jours difficiles sur le plan atmosphérique.
Le Groupe MR est prêt à participer à ce débat de fond

Fonction publique: l'impasse Picqué
A l’appel de la CGSP - Pouvoirs locaux, des barrages aux accès de la Région ont été dressés aujourd’hui pour protester contre le refus du gouvernement d’octroyer une valorisation barémique pour l’ensemble du personnel des pouvoirs locaux bruxellois en raison de la détérioration des finances régionales.
Il s’agit d’une revendication fondée sur la discrimination subie au niveau des rémunérations par les agents de la fonction publique locale bruxelloise en comparaison avec celles dont bénéficient les agents locaux flamands et wallons.
Si le MR peut reconnaître que le contexte budgétaire est difficile, il rappelle toutefois que l’impécuniosité actuelle ne résulte pas uniquement des facteurs externes mais aussi d’erreurs manifestes de gestion commises par certains membres du gouvernement. Il suffit d’évoquer l’aventure CITEO qui plombera le budget régional de 2008 de près de 60 millions d’€.
Le MR dénonce la manière dont le gouvernement a géré ses relations avec le personnel des administrations locales. Depuis plus de quatre ans, peu de progrès ont été accomplis dans les négociations sur les cahiers de revendications déposés par les organisations syndicales.
Aucune suite n’a été donnée notamment à la demande de statutarisation des agents remplissant toutes les conditions, y compris linguistiques, de nomination. La même fin de non-recevoir est opposée à l’octroi du libre parcours sur le réseau de la STIB, le gouvernement se retranchant derrière une position de cette société alors qu’il la contrôle !
Pas davantage d’écho quant à la demande de réintroduction de la prime de fin d’année dans les communes qui l’avaient supprimée et remplacée par des chèques-repas. Sur ce point, à l’inertie s’ajoute l’imprévoyance coupable, dans la mesure où le gouvernement sait pertinemment bien que l’administration fiscale a l’intention d’imposer les agents sur l’avantage constitué par les chèques-repas.

Stade national: position du MR
Le Mouvement Réformateur s’est réuni à plusieurs reprises afin d’examiner les diverses possibilités d’implantation d’un stade national dans la Région bruxelloise. Cette enceinte serait susceptible d’accueillir des compétitions internationales de football ainsi que d’autres événements culturels et sportifs à dimension internationale.
Pour le MR, le constat est clair : après plus d’un an et demi d’hésitations, l’absence de décisions en vue de mettre en place ce projet est criante. Les tergiversations ont assez duré ! Bruxelles ne peut se permettre de rater le rendez-vous de 2018 ! Le MR prend ses responsabilités en faveur de l’implantation de ce stade sur le site de Schaerbeek formation !
Ce site présente une série d’avantages indéniables par rapport à d’autres alternatives :
1°
une superficie importante de dizaines d’hectares
2°
peu de nuisances pour les riverains
3°
une situation géographique stratégique (proximité du ring, situé au cœur de liaisons ferroviaires desservant la Belgique et l’international, possibilité d’extension du métro…).
Pour relever ce défi qui nécessitera de longues procédures, le Mouvement Réformateur offre sa collaboration au gouvernement bruxellois afin que ce dernier prenne enfin, avant la fin de l’année 2008, les engagements en vue de réaliser ce projet. Le MR demande également au gouvernement bruxellois qu’il concrétise, dans les mêmes délais, les décisions suivantes :
1°
Le choix définitif du site
2°
L’adoption des textes législatifs nécessaires à la viabilisation et l’implantation du site ainsi que la recherche de partenaires privés en vue de la réalisation de ce projet
3°
La définition et l’adoption d’un programme de mobilité et son financement, en vue d’une accessibilité optimale au site
4°
Une finalisation plus rapide (pour 2017) de la liaison de métro Nord-Sud originellement prévue en 2020 selon le plan Iris 2
5°
La mise en place d’un partenariat financier regroupant l’Etat fédéral, la Région bruxelloise, la ville et des partenaires privés afin de garantir la bonne exécution du projet dans les délais impartis.
6°
La désignation d’un coordinateur du projet et son inscription budgétaire dès l’exercice 2009.
Dans ces conditions, le MR soutiendra les étapes nécessaires à cette réalisation, en ce compris la participation financière du gouvernement fédéral. A défaut de décisions concrètes, prises avant la fin de l’année 2008 et qui engagent le site de Schaerbeek formation, ce projet d’implantation d’un stade national deviendra tout bonnement irréalisable.

Abonnements STIB: nouveaux tarifs !
Alors que la Communauté française vient de consentir au remboursement à concurrence de 50% du tarif payé pour les abonnements scolaires, la STIB envisage une augmentation substantielle de 12,5% de ceux-ci à partir du 1er juillet 2009. Une décision concertée entre le Ministre de la Mobilité et la STIB.
Pourtant en juillet de cette année encore et « le cœur sur la main », Pascal SMET affirmait : « J’ai refusé toute augmentation tarifaire des abonnements scolaires et je continuerai sur cette voie, car nous devons accorder un traitement de faveur à cette catégorie de clientèle » C.R.I. COM (2007-2008) N° 104
Françoise SCHEPMANS constate qu’alors qu’un certain nombre de parlementaires de la majorité se sont fait élire sur la promesse de la gratuité des transports en commun, Pascal SMET change de ton et puise aujourd’hui un peu plus dans la poche des ménages bruxellois. La politique de gadget et de communication du Ministre de la Mobilité a un surcoût pour les Bruxellois.

Limite de vitesse dans les tunnels
Ce mercredi 1er octobre, le Ministre bruxellois de la Mobilité a enfin pris une décision concernant la vitesse autorisée dans les tunnels: la règle de 70 km/h sera dorénavant de mise dans la capitale. Cela fait plus de trois ans que la Présidente du groupe MR au Parlement bruxellois, Françoise Schepmans, demandait au Ministre Pascal Smet de régler une fois pour toute, la situation de la vitesse autorisée dans les tunnels bruxellois.
Elle prend acte de ce que le Ministre capitule devant le bon sens, et se réjouit de ce que le gouvernement se range enfin derrière la position qui a toujours été défendue par le groupe MR, néanmoins, «il faut regretter la lenteur qui a été celle de la gestion de ce dossier. L’étude de l’IBSR a été transmise il y a déjà plus d’un an et, comme à ses habitudes, le gouvernement s’est encore permis le luxe de donner du temps au temps, toujours plus éloigné des réalités du quotidien!».

Les incohérences du gouvernement régional
Par la voix de Françoise Schepmans et de Didier Gosuin, le groupe MR au Parlement bruxellois a dénoncé «
l’incohérence du gouvernement bruxellois PS-cdH dans la plupart des dossiers» : logement, mobilité, environnement, nouveau stade de football dans la perspective de la Coupe du monde.
«
Bruxelles n'a pas acquis au cours des dernières années un vrai poids politique suffisant et que la majorité à toujours rejeté les offres de service du MR pour élaborer un plan de défense de la région capitale» ont déclaré à l’occasion de la rentrée parlementaire Françoise Schepmans, Chef du groupe MR au Parlement bruxellois, Vice-présidente du Parlement de la Communauté française, et Didier Gosuin, Député-Bourgmestre d’Auderghem.
Les Députés MR ont mis en évidence l'impéritie du gouvernement bruxellois sur les dossiers du logement, de la mobilité, de l'environnement, du nouveau stade de football «
sur lesquels on a finalement pas avancé»
«
L'équipe Picqué est toujours à la buvette et la perspective que Bruxelles soit une candidate sérieuse, avec les Pays-Bas, pour la Coupe du monde en 2018 s'estompe…Le gouvernement actuel laissera le dossier dans un état tel qu'il fera finalement porter l'échec sur le prochain gouvernement» a déclaré Françoise Schepmans.
«
Le gouvernement actuel est une auberge espagnole sans vrai pilote. On a donné l'illusion qu'on avait des moyens sans limite et maintenant on nous dit qu'il faut un refinancement de la capitale. Mais un refinancement pourquoi? Pour faire de nouvelles études et des plans sans valeur légale ?» a renchéri Didier Gosuin.
«
Le MR demande une évaluation sérieuse d'une série de politiques. D'accord pour demander un refinancement, mais pas pour une politique bling bling» a conclu le Député-Bourgmestre d’Auderghem.

Plan régional du logement: première cuvée.
La première cuvée du Plan régional du logement : Du grand millésime annoncé à la piquette !
A quelques mois de la fin de la législature, le Plan régional du logement vient de produire sa première cuvée : cinq logements terminés dont trois ont trouvé des locataires. Pour le mois de juin prochain, ce nombre devrait passer à 58 sur un total de 5.000 habitations prévues à l'initiale.
Du grand millésime annoncé à la piquette, il n'y a qu'une déclinaison saumâtre des saveurs, celui de la réalisation d'un centième des promesses faites depuis quatre ans.
« Le message d'espoir pour toutes les familles qui attendent leur logement avancé par la Secrétaire d'Etat Françoise Dupuis prête à sourire face à son bilan dérisoire » déclare la Présidente du Groupe MR Françoise Schepmans. L'attitude qui consiste à se faire gloire des performances énergétiques du bâti alors que le Plan régional du logement ne tient pas assez compte de l'offre complémentaire des infrastructures (crèches, écoles, transports en commun, etc.) est tout simplement risible.
Le groupe MR est plus que jamais conforté dans l'idée que les projets de la majorité en matière de logement, ne sont que du vent et ne dupent guère nos milliers de concitoyens en attente d'un toit ...

Rentrée politique du groupe MR
En date du mardi 23 octobre dernier, la Présidente du groupe MR, Françoise Schepmans, et le Vice-Président du Parlement, Didier Gosuin, ont conduit conjointement une conférence de presse lançant la rentrée politique du MR bruxellois.
Une occasion pour rappeler la gouvernance de quatre années marquée du sceau de l’inflation des plans et des incohérences à tous les étages. De la politique du logement à celle de la mobilité, de la mise en œuvre du PDI à la gestion des finances régionales, la majorité peine à mettre en évidence les maigres fruits de son action.
Comme a eu l’occasion de le souligner Françoise Schepmans, nous avons eu les cerises mais nous attendons toujours le gâteau !

Déclaration de politique générale
Le Ministre-Président Charles Picqué présentera la dernière déclaration de politique générale de la législature. Par la voix de sa Présidente, Françoise Schepmans, le groupe MR ne manquera pas ce rendez-vous afin de rappeler le gouvernement à ses nombreuses promesses et, surtout, à son bilan au goût d’inachevé.